dimanche 9 mars 2008

Les soleils verts

Ignorant les matins où s'allume l'aurore,

et le noir crépuscule aux musiques geignantes,

j'empoignais, en mâtin d'une horde sonore,

l'expression ridicule des phrases génantes.


En fourbissant la plume à la meule des doutes,

fourmillante des sons, formariage des mots,

je plaçais sur l'enclume, où s'affrontent en joutes

des quatrains, les leçons que j'ai serties d'émaux.


Et je vis se lever comme un verre qui trinque,

les douze soleils verts des prisons de l'absinthe,

dont les barreaux dorés sont au nombre de cinq

aux fenêtres des vers de l'écriture sainte.


Une drôle de Mecque, en étant infidèle,

m'a tourné vers Lorient, et la brise en Larmor,

vers la statue olmèque où s'écrit aux bords d'elle,

d'un accent souriant, le phrasé de nos morts.


Nul jour ni nulle nuit, n'a d'astre plus brillant

que ceux, tombant en pluie, les pieds, aux pas, laissant...

7 commentaires:

Anonyme a dit…

Je ne sais pas où je suis mais je sais que c'est de toi ! C'est marqué.
FMR

MARIE a dit…

Les astres ne faisant pas désastre dans les rayons du soleil vert qui luisait en vers mais à Anvers il y a toujours des endroits où les mecs badinent avec des filles de joie ...
Et ce n'est pas triste ;o)
J'adore ta poésie ...;o)

eipho a dit…

Bonsoir captain !
et merci, oui merci parce que même si je ne laisse pas beaucoup mes traces, je viens souvent lire et j'apprecie également.

D'ailleurs, je crois que j'ai un lien à rajouter et que je n'avais pas encore eu le plaisir de découvrir en ces petites choses.
Nature et efficace, tout simplement.

"Formariage", c'est bizarre, je ne connaissais pas ce mot, il m'a fait pensé à du formatage mais dans le bon sens.
Une belle union de lettres et de sons.

J'ai de quoi lire encore du nouveau et j'aime.
- Bravo et bien joué -

le capitaine a dit…

Ouais Eipho ! J'aime beaucoup ce mot moyenageux, d'autant que c'est ce que je pratique souvent, formarier les mots : faire du mot serf, l'époux de l'expression libre. ;-)

Galaad400 a dit…

Bon ben là, je me retrouve cloué par Jimmy : toujours un divin plaisir que de l'entendre.

Et les doigts me démangent...

Amitiés Amigo,

Gal

Satellite urbain a dit…

soleil vert, grand film avec un "petit" homme... et grand poème d'un grand capitaine !

Ganzer a dit…

Comme un soleil... traversant la nuit !

C'est très beau !
Merci.