lundi 26 juillet 2021

Jazz poétique



Je plonge en ton image ainsi quand je m'endors

il y a ton regard en moi dont je me damne

et la nuit qui m'enferme est vraiment sans remords


Avant qu'il ne pleuve et que ta beauté ne fane

il faut rêver pour conjurer le mauvais sort

or je n'étais qu'un gueux léchant ta main diaphane


En va-nu-pieds damné j'ai rompu l'harmonie

marcher écrire et jouer ont en commun le rythme

et persiflant je n'ai pas peur des calomnies

t'aimer à ma façon c'est rater une rime


Escamoter le verbe où des tristes barreaux

transforment en prison l'échelle heptatonique

écrire à ta pensée du vers être un bourreau

la dissonance en mots c'est le Jazz poétique

samedi 24 juillet 2021

Flore



J'ai rêvé trop souvent la beauté dont on meurt

en liane carnivore on est soudain ravi

que sa constriction broie toute autre saveur


Écrire est un pari qu'on se fait sur la vie

qu'on soit loin de Paris qu'on soit juste en son cœur

on se bat la chamade et les vers en dévient


J'ai posé sa splendeur au creux de ma mémoire

elle était en portrait sur une toile ancienne

et son sourire éclate et c'est mon assommoir

il n'y a pas de flamme identique à la sienne


Et son ombre est tout entière au fond de mes mots

de leur capacité d'émouvoir et d'éclore

on écrit comme on aime et même au fil de l'eau

de la faune et de l'air et parfois de la flore

vendredi 23 juillet 2021

Les terres rares



J'ai bien rempli les blancs du vide existentiel

et bien broyé du noir au clavier de la vie

quand j'ai payé le prix des tristesses du ciel


Hors emploi c'est en pluie, que la foi s'est enfuie

ton regard est mon sens et ton âme essentielle

embrasse-moi regonfle aussi bien ce qui fuit


Puisqu'on finit toujours en se décomposant

pourquoi saler la note à chaque partition ?

La clef se perd hors-sol et loin des plantations

loin des ordinateurs et loin des composants


Je pars à la recherche ainsi des terres rares

où nous pourrions rêver sans trêve et sans limites

en doutant toutefois que ce ne soit par Art

et que ce beau pays doré ne soit qu'un mythe

dimanche 18 juillet 2021

Misanthrope



La nuit s'étend coulant telle une tâche d'encre

il n'y a pas d'idée géniale à moins d'absence

et la mienne est entière attachée comme une ancre


On dérive à vue d'œil et dans le non-sens

au lieu d'un bon élève il ne reste qu'un cancre

et son papier qui brûle est sans incandescence


Il faut dégénérer dans le tout petit feu

de solitude infâme où je m'enferme ainsi

ménageant le bûcher qui m'ouvre à l'aveu

de mon incertitude au cœur de mon récit


Je me suis relevé de béquille en poème

et la vie je la dois à l'imagination

l'amour est un enfant de pute et de Bohème

et ce bordel ambiant n'a jamais fait nation

jeudi 15 juillet 2021

Bagnarde


L'appétit d'océans conduit aux mers intimes

à cette découverte on s'arrête et nerveux

le centre est occupé par une faille infime


Il faut parfois laisser mourir en son linceul

l'amour et sa brindille où brille autant le feu

que son étouffement sans oxygène et seul


Le jour est en manteau dans un été de pluie

la nuit comme écritoire est planche de salut

mais tant tu l'adorais ne pense plus à lui

qui t'a bien trop flattée mais beaucoup trop peu lue


Toute heure est à l'oubli — c'est la question du Temps

qui fuit — mais tu n'es plus la jeune écervelée

qui s'accroche à l'inéluctable et souviens-t-en :

l'attachement est lien, le lien fait le boulet


https://soundcloud.com/annaondu/bagnarde

dimanche 11 juillet 2021

Point sonnet



Fabriquer l'avenir est un jeu de moyens

puisque on le cultive en ignorant ses poisons

vraiment pas de plaisir et de mérite encor moins


Quant aux dieux végétant que l'on prie sans raison

cultivant le mariage on est d'eux sans témoins

l'amour est un légume absent des oraisons


Quand il s'agit de pleurs à produire en ruisseau

j'ai tendance à laisser la pluie faire à ma place

et laisser l'alarme inutile aux pré-puceaux

dont les mots sont des shows qui me laissent de glace


Elle est là qui me lit dans son lit bien au chaud

mes vers à son regard ont l'ardeur attelée

sa passion me bat froid tout au moins peu me chaut

le poinçon du désir est bien trop martelé

samedi 10 juillet 2021

Perlimpinpin



Imaginer l'instant c'est rêver pour les autres

et disperser l'espoir en jetant poudre aux yeux

tout fascine aisément jusqu'à temps qu'on se vautre


Un petit peu de pluie put aplatir un pieu

dressé face au destin qu'on ne voulait pas nôtre

et le château de l'âme est souvent bien trop vieux


Je n'ai rêvé que de baleine à part la pluie

je suis comme un crapaud désireux d'un baiser

la violence attirante est un piège infini

mais la princesse est morte et le conte défait


L'amour est comme un puits : on s'y mire on y tombe

impossible après ça mains nues d'en remonter

l'amour en fin de compte est bien comme une tombe

enterrant l'illusion de notre identité

vendredi 9 juillet 2021

L'enclume



Satanées sept années que je vis en ermite

en croquant de l'oyat sur le sable des dunes

et que mes vêtements sont bouffés par les mites


On pense à ses enfants dont le manque de thunes

irrite aussi pourvu qu'aucun d'eux ne m'imite

on songe aux ratés d'une vie mal opportune


On rêve aux trahisons que l'on a pu subir

et que la mort dans l'âme on s'est du d'accepter

le bonheur est faible et le malheur a ses sbires

on agit dans le vent sans vraiment tout capter


Le véritable amour est bien désespéré

l'encre y est de goudron quand s'y laisse la plume

et la moindre souffrance est un souffle apeuré

traînant ce lourd boulet comme on traîne une enclume

samedi 3 juillet 2021

Mémoire affligée

Ma mémoire affligée pourrit dans le cercueil

apprêté de mes mots face à son absence

et leur vague idée n'est plus que leur écueil 


Or, quand de ce qu'on dit se perd un peu le sens

interdits, nous restons comme un fruit que l'on cueille

en pensant de nos plaies la honte et l'indécence


Alors, à se complaire un peu dans son malheur

écrit-on mieux ? Comprend-on mieux les déchirures ?

On comprend que l'Amour en vérité n'est qu'un leurre

et que le Poème est seul à soigner sa rature


Elle est née dans sa rose il est né dans son chou

la théorie du genre est-elle en botanique

un souvenir odieux qui nous a mis en joue

doit-on de fait souffrir ou s'ouvrir à l'unique ?

mercredi 16 juin 2021

Fils d'écrits barbelés

 

 À la mémoire de Vladimir Vyssotski


Écrire est composer sur le clavier des lettres

un son compréhensible aux vibrations de l'âme

un concerto de mots dans l'émotion de l'être


Être seul est un poids qui n'a pas de senteur

et qui n'a pas l'odeur adorée du calame

où l'encre à la façon du sang provient du cœur


Emprisonné pour sa parole une habitude

on le répétait bien comme une écholalie

le prix de la liberté c'est la solitude

et celui du génie c'est la mélancolie


La vie n'est qu'un simulacre en-dedans c'est gris

quand on nous arrête et qu'on nous met les menottes

et qui s'écrie n'est pas souvent ce qui s'écrit

ce qui retombe en pluie n'est qu'un reste de notes


https://soundcloud.com/annaondu/fils-decrits-barbeles

mardi 15 juin 2021

Premier baiser



Nulle excuse aux excès la vie coule en vin rouge

et j'ai le souvenir aromatique et doux

du premier goût d'un baiser cueilli sur sa bouche


Un froid bien peu sévère un fruit pourtant si vert

et sa langue en tournant qui m'agite et qui bouge

un peu de sa salive et le pré pour civière


J'ai oublié de quel arbre — était-ce un noyer ?

La vie n'est qu'un simulacre et l'amour aussi —

nous couchions dans son ombre en s'y trouvant noyés

la nuit nourrit nos rêves et les étouffe ainsi


Le reste est qui s'affame en femme à succomber

l'Irlande et sa famine ont un passé sans fin

dans un puits de savoir on voudrait bien tomber

le destin s'imagine et se maîtrise en vain

samedi 12 juin 2021

Premier amour


Elle était plus qu'une autre un objet de poème

Elle était apparue bien avant l'écriture

et son prétexte littéraire était « je t'aime »


On oublie trop souvent la leçon des lectures

aimer en écrivant fait jouir en relisant

le passé repassé n'est jamais médisant


Si je ploie dans l'effort c'est que j'emploie mes faibles

et ma force en retour au secours des labours

au second temps de l'âge où n'est plus corps d'éphèbe

hors entretien tout s’abîme y compris l'amour


Un fragment de passion donne un relief aux vies

dans mon tourment manège en priant aussi Dieu

la nuit n'est qu'un amas d'amours inassouvies

qui se vide en mentant sur les jours des adieux

dimanche 30 mai 2021

Serpe hier


Lorsque le pollen à foison

tisse un vêtement de printemps

je m'enrhume aux foins poisons

m'enivrant des amours d'antan


Nous hésitions sur un prénom

la vie s’ajoutait à l'enfer

hérité des années sans nom

ce dont nous n'avions su que faire


Oui, l'Amour est bien moins que l'Art

on change aisément sa compagne

en relations les canulars

ont l’air de partir en campagne


Attention : chut de cœurs de pierre !

Et dans ce silence absolu

j’ai dépassé la serpillière 

à pomper les mots révolus


Ce récit se compose hors sol

et se décompose en fadaises

en ces mélodies de sous-sol

où l’espoir est une foutaise

dimanche 23 mai 2021

Bout du monde


Il pleut sans cesse en fait sur ma mémoire enfouie

comme en Bretagne il pleut sur les terres fertiles

et ma désespérance enfle avorte et s'enfuie


J'ai vu le bleu du ciel en des regards absents

qui m'avaient fait rêver d'un présent moins futile

en vérité l'éther est un poison berçant


Le Finistère était devenu ma nation

dans mon tourment manège en priant aussi Dieu

l'amour du patrimoine est une incarnation

paraître ainsi fragile est l'indice insidieux


Les eaux sont mon squelette agité par à-coups

mais sa fracture ancienne est un lien désoudé

tout s'effondre et les murs en bouillie n'ont de goût

que celui de ma peine et des amours blessées

samedi 8 mai 2021

Birdland


Pourquoi aimer le Jazz ? Parc'que c'est un coup d'foudre
et sur sa hanche en flamme un baiser de Coltrane
allume une passion que rien ne peut résoudre

Amour es-tu si sourd qu'on en devient muet ?
Je suis le fruit pendu dont la chute est poème
et bien souvent je préfère un jerk au menuet

L'air de Jazz en courant dans les rues de Paris
m'accompagnait en seul instrument de mesure
il invoquait ce qui nous convoque en parties
ce qui fait de mes mots la parfaite imposture

Or quand tombe la pluie les notes s'enregistrent
et bleues comme une ardoise on fait le compte exact
au bon tempo du sax' agissant en registre
on joue les beaux garçons mais on manque de tact 

mardi 4 mai 2021

La rêveuse

 

Je la savais rêveuse au regard hypnotique
et mon alexandrin faisait feu d'horizons
tout éclairant le mien de lueurs extatiques

C'est la complexité de la nature humaine
oscillant entre le désir et la raison
la déraison du plaisir et les amours vaines

Or, il fallait changer le plomb de mes guenilles
en habit de lumière allant panser mes plaies
l'âme est un papillon qui se change en chenille
et ce vent qui nous plie n'est que ce qui nous plaît

Ce qu'il reste de nous c'est ce qu'on a tenté
le diable ou bien l'odieux compromis dans la vie
n'est promis qu'à l'oubli dans des mots patentés
que le sable du temps lui recouvre à l'envi

vendredi 16 avril 2021

Nocturne

 

L'amour est un poison que rien ne mithridate
une montre ancienne est comme un cœur qui bat
qui tictaque et survit lorsqu'on oublie la date

Avec un air enfin de mécanique halo
le petit pet de pluie qui pépite un peu bas
conte à quai compte à qui l'écoute avec culot

Que la détresse en nous se faufile anormale
— le fait d'aimer l'amour est un vice absolu —
la nuit construit dans son rêve un jour idéal
et le jour a détruit ce qu'elle avait voulu

Mais le jour et la nuit comme la femme et l'homme
en se désirant trop dans leur tête interfèrent
on ne peut posséder et Gomorrhe et Sodome
et vivre est un exercice assez mortifère

https://soundcloud.com/annaondu/nocturne

mardi 30 mars 2021

Fée verte Eirin


L'Irlande est un pays lointain
pour ceux qui sont loin de leur cœur
un pays proche aux orphelins
mais un pays brûlé qui pleure
on s'y rend souvent en beauté
quoique en bateau l'île ait son sang
la pluie ne tombe en vérité
qu'à chaque instant qu'on la ressent
qu'on laisse au pays des merveilles
un cœur vermeil que la mer veille

Écrire est un acte de foi
C'est sans s'y reprendre à deux fois
Que l'on crée l'univers d'un rêve
Et qu'on vous y mène sans trêve
Alice est ma chérie bien sûr
En faisant chez nous démesure
On s'aime au final assez mal
On sème assez bien l'animal
Et chez l'Homme à la fin du monde
On fait taire une bête immonde

samedi 27 mars 2021

Anabase acide

 

Quand le vers a plus pied je récite à l'envers
à l'envi je le sais mais jamais sans vouloir
à jamais réparer ce mutisme sévère

Une antique impression s'imprègne en ce couloir
un remugle ancestral où cet humain taureau
sacrifice absolu lisait pourtant Thoreau

J'ai lynché mes amours en pendant à mes peines
et coulé sous le nœud gordien de mes non-choix
la liberté s'éteint en manquant d'oxygène
elle essaie mais souvent s'asphyxie sans sa voix

Qu'Alexandre et Roxane aient des dieux ce reçu :
le doute est le cadeau que se font les amants
l'Art est un pansement sur les passions déçues
la fin d'un texte est l'illusion d'un testament

samedi 20 mars 2021

Souvenir au pas laissant

 

Je bêchais le champ sémantique en t'écrivant
des poèmes fleuris, j'ornais, je rempotais
la plante des pieds de mes lais, genre empoté

Vers à ce point galants qu'à l'envers en lisant
je sonnais le tocsin d'une guerre amoureuse
au feu vert et brûlant de ta vue liquoreuse

Absinthe esprit par dose en sirop d'anti-tout
mon néant survivant ne jurait que par toi
ton regard obsédant du poison qui nettoie
me dictait des mots crus moins cuisants mais si doux

Car en outre un poème est grand réservoir
où sous un sucre aigri se dilue la fée verte
où le bleu de l'écrit colle à ta bouche ouverte
aux baisers surannés qu'on a pu concevoir

jeudi 11 mars 2021

Brantôme


 

 

Sur un chemin pentu l'aventure amoureuse
est le grand dérapage assumé de nos vies
sans qu'importe au final une fin bienheureuse
en notre trajectoire à trop vivre on dévie

Médusé par mon sort imprévisible et laid
j'étais le naufragé d'un radeau de famille
échoué sur un banc public en statuts j'emmêlais
l'Amour et mon art et la passion qui fourmille

Et si c'est par hasard et que c'est par agrafe
adossée j'ai signé tant ma fièvre est maligne
et si c'est parapluie c'est que c'est un paraphe

Oraison de tous ces corps qui s'offrent en ligne
à raison de l'idée qu'on se fait d'un grand homme
en rivière on rêvait l'abbaye de Brantôme

dimanche 28 février 2021

Bergerac

 


 

Quand la statue de Cyrano me rit au nez,
je ne pris ombrage en fait que de sa stature,
en Bergerac où ses maisons encorbellées
m'ont laissé juste une heure à leur villégiature.

Et la rivière écoule un peu de ce bon vin
qu'on vide en se lâchant parfois d'un Pécharmant,
d'un triste sire anneau, l'aîné s'est cru devin,
mais de ses crues le fleuve est bien le vil amant.

Le Sud est seul et maître et le soleil arrive
avé l'accent qui cogne aux cadets de Gascogne
avé l'art oratoire enjambant l'autre rive.

On est bien né dans le berceau de la Dordogne
et peu que passé le pont sur la berge on raque,
il vaudrait mieux cracher que renier Bergerac.

Lusignan


 

 

Si j'ai cherché sa trace aux confins de l'Histoire,
aux confins d'un Poitou plus que mystérieux,
c'est pour offrir à la page un saut périlleux
qu'en poème on traduit par ses vers transitoires.

Anguipède à l'envi, Mélusine en bouquet,
ma fleur de la beauté tatoue son cœur au mien,
j'ai la fée serpentine et ses rois arméniens
pour emblème au blason de mon amour à quai.

Le voyage a repris, je m'en vais vers la mer
et pourtant ce matin je m'arrête en ces lieux
visités par deux fois, c'est ma voie du milieu.

Mélusine a pour moi le parfum des fées mères
et Lusignan me berce au hasard de la route,
aux hasards édifiants ces cités qui déroutent.

Saint-Pierre-des-corps

 

Ce qu'il reste en mémoire et que Saint Pierre décore
- autant de paradis perdus pareils aux clefs -
n'est plus dans notre esprit qu'un douteux Paraclet,
que cet air oublié fait de quelques accords.

Incidemment l'otage en ces mornes instants
d'un nœud ferroviaire imitant Karimskoïé
je me repêchais à la façon d'un noyé
dans les anneaux fluviaux d'un lieu déconcertant.

Quand le présent ressemble à la page arrachée,
quand la Loire à chercher telle une intraveineuse
offre en repentance un reflet d'une Eve haineuse,

On rêve alors à Loreleï et son rocher,
fantasme inhérent à de si semblants décors,
aux amours écoulées depuis Saint-Pierre-des-corps.

Périgueux

 

Badin, je poserai des lettres sur ta peau,
tatouant ta toux en postillons de poème
et démasquant ta bouche en baissant le drapeau
brandit par le tison des feux que mes mots aiment.

J'épancherai décent ta sournoise impudeur
qui se relève empire au moindre de mes sens,
épellerai jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'heures
à compter au cadran de notre incandescence.

Alors, effervescents, remuant Ciel et Terre,
en baisers comprimés je boirai ton parfum
tout encore embrumé des vapeurs de l'éther.

Et sonnant l'aube effroi, de la nuit c'est la fin,
la bâtisse encor belle : on rêve à Périgueux ;
qu'on est beau quand on aime et que l'on périt gueux.