lundi 5 octobre 2009

Chanson d'automne


à Paul Verlaine,


Octobre, et les chansons d'automne en tourbillonnent.
Octobre où kilo-tonnes puisent mes nus clairs ;
la troisième saison s'est posée, déraisonne,
et je n'ai de raison que l'éclat de l'éclair...

Paris, que j'ai rodée tant de nuits, et jusqu'à
l'ultime heure érodée de mon combat latin,
me brandit sa menace en ignorant mon cas
culminant Montparnasse et les monts palatins.

Mes palais déconfits, dès qu'on doit tordre un coup
aux étés que l'on fit de baisers cou sur cou,
n'ont que la feuille morte à offrir à l'écrit.

Et quelque amour me porte à sonner de mes cris
des sentences d'orage, où s'allument mes lettres,
j'arpente le barrage où s'est bloqué mon être.

4 commentaires:

v a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Michel P a dit…

Probablement ! :)

v a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Michel P a dit…

Ne serait-ce pas, en fin de compte, la même chose dite d'une autre façon ? L'amour commence sans aucun doute par un combat sur soi...