vendredi 18 avril 2008

Lorsque la mer t'hûme...



free music



Les navires voguaient dans de curieux estuaires,
pour s'en frapper le flanc, le sceau et la truelle,
sur ces voiles, flottant comme de vivants suaires,
tel un son s'abbatait la règle menstruelle :


En ses mâts dressés comme des doigts qu'on foudroie,
passaient les cordes d'instruments pour naviguer,
quand l'on joue en soufflant, du vent dans un hautbois,
qui, des brumes, perdait les cornes harassées.


Vaine houle ennivrante, où es-tu à present ?
Maelström addictif où se vidait mon vit,
ton étreinte pregnante est un trou lactescent...


En noir et blanc, l'esquif sombre en d'autres Hongrie,
de l'image imprégnante, oui, l'empire autrichiant
de ton corps aux sonnets de Sándor Petöfi.


Quelques points de repère :

Sándor Petöfi était un grand poète romantique hongrois, héros de la révolution magyare, mort en 1848, à 26 ans, lors de la bataille de Segesvár. C'est sa photo qui est affichée ici. Il était, entre autres, un ami de Franz Liszt, compositeur de la musique que vous écoutez. Ce dernier réchappa à la répression autrichienne, parce que grand talent reconnu, mais aussi parce que rejoignant les ordres... La Hongrie est un pays sans mer, que je ne connais pas. Pour le reste, ce ne sont pas même des souvenirs, mais quelques images qui se précipitent encore parfois, kaléidoscopiques, et pardon à ceux que la crudité de certains mots employés ici aurait choqué.

2 commentaires:

MARIE a dit…

Quand la mer cotoie tes mots ses vagues nous emportent dans un mouvement que rien ne peut ébranler que le plaisir de te lire ...

V-MA a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.