mercredi 3 mars 2010

Abattage

Les fléaux battent bas les vigueurs de mon corps
comme un bœuf bâte au bât du sillon qu'il ignore,
et que genou plié sur nos champs d'inculture,
on vienne supplier de briser nos mâtures !

Laissez-nous supporter les coups de Trafalgar !
Laissez-nous abaisser la croupe et le regard...
Rien ne peut résister à l'ardeur d'une étoile,
ni ne peut remplacer un soleil sous un voile.

Brisez ! Brisez le globe orbiculaire et mou
qui dessine le lobe à nos paupières floues !
La fatigue est un mal que fustige nos nerfs.

Et que de l'animal dont on est congénère,
Puissiez-vous en extraire une tranche de nous
qu'à tant force de traire on ne laisse qu'aux fous.

2 commentaires:

Youssef a dit…

petit passage... trace de lecture... ça fait toujours autant de bien...

Michel P a dit…

C'est pour des gens comme toi que j'écris, Youssef !