samedi 15 décembre 2007

La vallée du Blavet

J'en ai Blavet tout un été,
des sinueuses égéries,
anguilles dans mon cou blessé,
d'où j'ai pleuré et d'où j'ai ri.

J'ai dit de l'air à mon hôtesse,
quand elle m'a dit s'axphyxier,
mais des sentiments, sa molesse,
laissait un fret tout avarié...

Et les faux rires entendus,
la joie de vivre exagérée,
là non plus ne s'est confondue
à celle fuyant mes baisers.

Il me fallut par un beau jour,
prendre une route en décallage,
vers des sentiers aux beaux détours
qui repassaient à Larmor-plage,

pour effacer d'un coup de doigt,
les restes de festins foutus,
mais je sais bien ce que je dois,
quand de deux "vous", l'on s'est fait "tu".

Les pailles loin de nos cheveux,
que depuis longtemps je n'ai plus,
étaient les poutres des beaux yeux
qui brillaient tout en ayant bu.

C'était à Saint Barthélémy,
quel joli nom pour un massacre !
Ne pas l'avoir pour ennemie,
pour un peu que nos humeurs s'âcrent...

Mais j'ai senti sa main passer
comme un rideau sur mon sommeil,
et poser sur mes yeux blessés
la chaleur d'innocents soleils.

Et le matin qui s'est suivi,
tout habillé de son ciel bleu,
comme ce mur l'est d'un lavis,
la vie la vit sans fonds sableux.

Sans ces mouvances éternelles,
soudain la rivière à mes pieds,
dans son immuable ritournelle,
soudain je la sentis m'épier !

Main dans la main, sur le volant,
on m'ammena dans la vallée,
où pas si loin de mon ponant,
coule tranquille, le Blavet.

Restent sourires éperdus,
et quelques bières avalées,
j'en ai Blavet, j'en ai perdu
de mes amours à sa vallée.

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Petit con... tu m'énnerves... celui là on en reparle... mais flattée je suis.
merci de t'avoir suscitée ce texte.
Je t'adore...

Anonyme a dit…

yoyo des battements cardiaques

vma a dit…

ummph le dernier comm était de moi