mercredi 30 janvier 2008

Les baux de l'ère

S'il faut que nous louions les heures que nous prîmes,
en vagues trublions, volant le temps louable,
et en cambrioleurs pour le chasseur des primes,
ne resteraient douleurs que d'encre et de cartables.

S'il ne restait que gris de ces tendres couleurs,
de ces deux coeurs épris, qu'en vers et contre tout,
la plume raconta, futaie des rémouleurs,
du bois dont on chauffa, la fûmée ferait toux.

Mais rien n'est éternel, ni les gens ni les choix,
ni la fibre charnelle, où sombrent nos désirs,
L'appétit insatiable est sans festin de roi.

De rester associable, en étant triste sire,
il faut comprendre enfin, qu'on n'est propriétaire,
que des vents où l'on vint, signer les baux de l'ère.

3 commentaires:

mayavega a dit…

Parfois, je me demande,
si au petit déjeuner tu manges du sucré ou du salé.
00:55
ah non,
en fait, tu voulais l'écrire pour ma fête, et tu l'as fait cette nuit... (dis ? ça te dérange si on se tutoie ? -oui, je suis une vile femelle manipulatrice, je te fais croire que je te donne le choix-)

bon je vais pas le répéter.
ah ?
si ?
J'aime.
tellement tout plein beaucoup.
(d'ailleurs on se sent petit, mais pas exclus, juste petit, comme une poucelina, une princesse du creux de la main)


belle journée capitaine, bon vent et bonne marrée.

Ove Madn a dit…

)

B a dit…

Je ne sais pas pourquoi, ces vers me font repenser à une réflexion qu'une amie et moi nous faissions à l'issue de la visite d'une centrale nucléaire: "Nous ne risquons plus rien."
Et à cette autre réflexion d'une autre grande amie qui a migré outre-atlantique: "Ce que vous êtes compliqués, les djeun's !!"
... Je ne sais pas pourquoi...


... Mais à la réflexion, je crois que si.