Dessiner ton visage est fabriquer l’acmé
de l’envie qu’on ressent tout enfouie dans l’essaim
des sentiments bruissants alarmée qu’est l’armée
J'ai porté dans mes mains ton petit poids de seins
ton livre ouvert à moi (je lisais Mallarmé)
le calligramme enfin dont je fis le dessin
Je vis avec l'espoir idiot d'une rencontre
où le désir est graisseux se fond sous la flamme
un vain poète absent de ce qui nous rend contre
écrit sans joie comme on fait l'amour à sa femme
Ignorant du rivage et du tissu de fils
en prison des filets quoi qu’on semble ringard
une ligne de vie que l’on suit qui défile
l'idée de la limite est un fruit du regard

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