jeudi 12 mai 2016

Ennuis debout




À mon fils,


J'éprouve une vive rancœur
envers ceux qui délitent
aux lycéens dont les grands cœurs
plient aux propos des prosélytes,
qui les farcissent, les soudoient,
qui les détournent de leurs pistes
comme on fait des enfants-soldats
dans les cellules djihadistes.

Ceux qui dénoncent l'injustice
n'en sont pas pour autant des Justes
et je ne sais qu'un interstice
entre les maux que l'on déguste,
entre le Bien, le Mal et l'Ordre,
entre l'Amour et le Chaos
qui n'ont eu cesse de me mordre
au point de m'avoir mis K-O.

Je veux, mon fils, t'ouvrir un peu
des horizons aux coins bleu-ciel,
où nul étang de sang ne peut
nous rincer de cet essentiel :
la Vie n'est pas un vase clos
ni la Parole un tract ignoble,
en ces coquelicots éclos
réside une œuvre bien plus noble.

2 commentaires:

Pascal Guilbert a dit…

Beau texte qui exprime bien la réalité. Merci amigo !

Michel P a dit…

Merci à toi Pascal ! Je n'ai pas cédé à la facilité de l'air du temps.