mardi 2 septembre 2008

Vingt-cinq mois, et moi, et moi, émoi...

Ce n'est pas vraiment dans mes habitudes de fêter les anniversaires virtuels, mais voici vingt-cinq mois que cet espace existe, et ça, ça me troue un peu l'c...
J'ai dynamité tant de wagons en Cybérie, que je me sens soudain envahi d'une ineffable vague de nostalgie à la pensée de la perdurance de ce blog. Comme quoi, certaines choses durent...
La raison ?
Je l'ignore.
Cet espace n'était pourtant pas fait pour durer.
Mais qu'en sait-on, en fait, de la durabilité des choses et des gens ?
Seul le recul, l'expérience, permettent de juger de leur viabilité.
J'ai laissé ici, pour l'essentiel, la plupart de mes derniers textes en vers, mais je sais aussi m'exprimer en prose. Ma finalité n'est nulle part ailleurs, et la poésie est une étape.
Dans la durabilité se créent les sentiments, y compris lorsque les relations ne sont que virtuelles. Mais la maintenance des liens, la fidélité dans la lecture, l'échange, le partage, l'engueulade parfois, sont les ingrédients fondamentaux à la génèse des liens humains.
Aussi, voulais-je vous parler de vous, de vous qui me lisez encore, ou peut-être plus, mais qui reviendrez sûrement. Je me suis reconstruit dans mon écriture, et mon écriture s'est construite de vos lectures, de vos encouragements, et des lectures qu'à mon tour je fis de ce que vous m'offrîtes (ça fait belge, cet accord).
Lorsque je reste trainer à contempler le boulot, j'éprouve une certaine fierté, même si tout n'est pas terminé. Je la dois à vous que j'appelle mes amis, sans ambage, et à moi, un peu, aussi.

6 commentaires:

eipho a dit…

Salut à toi
capitaine d'un navire de cordes en corps
et de
corps en cordes ou
corps encordés_

Oui bon espace, j'aime
et encore plus, quand il est utilisé pour l'écriture de l'esprit.

Du temps, loin derrière ou proche devant, qu'importe,
l'important est la place
la confiance des mots
les engueulades des virgules
et les cuites à la liqueur
des points d'exclamation ;)

Tout ce que j'ai à dire est:
que ça continue, s'en y penser.
Que ça continue, s'en se prendre la tête.
Comme un loco à vapeur qui chemine doucement, mais sûrement.

Bonne continuation l'ami_

mayavega a dit…

J'ai croisé le Capitaine d'un bateau qui vogue sur la toile, échange de bons procédés je lui ai offert mon journal de bord et il m'a offert son regard, tantôt fraternel, tantôt paternel, tantôt protecteur et rassurant, tantôt séducteur.
Parmi tout les gens qu'on rencontre sur la toile, il existe des lecteurs et écrivains amis qui permettent de se savoir libre, libre d'écrire, et que ces gouttes d'encre ne sont pas dilués dans l'océan virtuelle, mais tombent dans un récif où certains savent au moins s'en réjouir à défaut de s'en nourrir.
Rien ne dur, et pourtant, ces petits riens qui sont tant pour nous, sont tant de choses.
Merci monsieur le capitaine, de consacrer un sujet pour nous, après avoir crée un espace pour nos yeux éblouis.

Longue vie à votre navire, et advienne que pourra, la tempête, la bourrasque, la traversée du désert, ce que vous avez écrit ici mon ami (et ailleurs, mais là n'est pas le sujet) n'est pas suspendu au dessus du vide, mais bien dans les méandres de nos maelstrom cérébraux.

V a dit…

Oui, un peu... mais alors juste un peu ;=)

simon le doaré a dit…

Eh ben alors quel billet ! émois, en effet...

Merci en tout cas de continuer à nourrir tes différents "espaces" comme tu les appelles, et par la même occasion à nous nourrir, nous lecteurs.

Tout en continuant à te lire, je te souhaite pour cet anniversaire tout ce qu'il peut t'arriver de meilleur.

à bientôt !

Angelina a dit…

Contente de découvrir petit à petit tous tes blogs, nouvel ami. Bon anniversaire !

M. a dit…

Comme c'est bien dit !
J'ai fêté il y a peu le premier anniversaire de mon espace, et j'ai bien essayé d'exprimer ce dont vous parlez avec tant de finesse et de justesse, mais à côté de vos lignes les miennes ne sont que balbutiements !
C'est bon de poser enfin des mots sur une émotion, même si ces mots ne sont pas les nôtres.
Merci donc, une nouvelle fois.