mardi 10 septembre 2024

Proxima du Centaure



Quand on est dans la Lune ou d’humeur attentive

un somme est un refuge et rêver son issue

pour arriver tout près d’une étoile rétive


Elle est là — chancelant éclat — parfois déçue

tout sentiment d'amour est une tentative

et tout refus d'aimer sa brimade absolue


Je la sens si proche et si lointaine à la fois

Proxima du Centaure a raison de la Tour

où nous tournons en rond qui fait mal à la foi

comment trouer le ciel et rencontrer l'amour


Et pourtant le désir est dans l'indécision

sa sublime essence est son merveilleux parfum

dans ses années-lumière on a l’imprécision

quand la nuit débute on n'en sait jamais la fin

dimanche 8 septembre 2024

Papillon



L’amour au rendez-vous c’est nos passions latentes

on papillonne à droite à gauche enfin tout droit

chaque femme en un camp dont on ne sait la tente


Aller au loin très loin pour oublier l'endroit

qui nous mit à l'envers et contre toute attente

aller bien au-delà des serments maladroits


Je note au stylo rouge un dessin de ta bouche

il est vraiment sensuel en huit pieds l’araignée

qui faisant s’envoler sur ta lèvre une mouche

indique un piège immense où l’étoile a régné 


Ton regard est le papillon de mon poème

il s'envole en clignant de ta paupière ailée

par de longs cils ourlés d'un charbon de bohème

un regard un soleil et j’y suis corrélé

samedi 7 septembre 2024

L'éloquence



Mon sort a mélangé l’acide à la potasse

et n’a jamais compté tout ce qui me fut ravi

j’ai voulu surnager mais j’ai bien bu la tasse


En mon cœur je transporte un supplément d'envie

dont les wagons plombés en dominos s'entassent

et ton image ainsi répétée dans ma vie


Le rêve est un partage ou n'est rien moins qu'un songe

un long transsibérien dont les voies sont uniques

où chaque vérité vaut autant qu’un mensonge

où des rails insensés se nouent dans la panique


Imitant Marcel Proust je m’étais alité

je me suis tenu loin des logiques suiveuses

éloigné par hasard en vrai réalité

l'éloquence est un don qui s'adresse aux rêveuses

dimanche 1 septembre 2024

Abysses



Toutes nos relations sont un peu transgressions

tous nos baisers perdus sont morts au champ d'honneur

et parfois nos désirs ont un goût d’agressions


Que ne fait-on pas pour un instant de bonheur

ou du moins sa semblance on en a l’impression

mais c’est bien rarement que nous sommes donneurs


On se sert et l’on prend sans chercher à comprendre

en matière amoureuse et face aux sentiments

je ne crois pas à la liberté d’entreprendre

il nous faut le respect sans lequel on se ment


Ma vie ne s'est tissée que de bribes d'amour

arrachées aux parois qui souvent le tapissent

à la Cène imposée qui manque assez d’humour

en m'enfonçant en moi j'ai touché des abysses

samedi 31 août 2024

La terre



Quand le bout du monde est au bout de mes doigts

que l’écriture en coule à la façon d’une encre

attachant le papier dans de l’eau de Badoit


Ma vigie qui s’accroche à la façon d’un chancre

hurle en vue de la terre en tendant le bras droit

cette étendue rugueuse où l’esprit devient cancre


Et je me suis purgé comme un nuage occis

des forêts de boulots à l'écorce épelée

se vidaient de leur sens ce n’est pas très sexy

les vendanges du cœur extraient du sang mêlé


Parfois je redeviens le poète amoureux

parce que je n'ai pas vraiment connu l'amour

ou cru le connaître en écrivant malheureux

sa perte à jamais dans la terre et ses labours

vendredi 30 août 2024

Transport



Ta bouche en cœur est un repère où je m'égare

un fruit né d’une fleur au délicieux parfum

remplissant ton wagon j’ai fini dans des gares


En Cybérie mes mots te ciselaient d’or fin

palette à mes vers est la beauté d'un regard

où caresses sans fin m'ont laissé sur ma faim


Chaque goutte de pluie j'irai m'en abreuver

j'irai les recueillir au plus creux de tes mains

comme un savant fou de toi dépose un brevet

j'inventerai la voie d'un transport inhumain


Tous les matins je rêve au moment du réveil

et mon passé reflue dans sa vague charnelle

un joli sein galbé qui soudain m'émerveille 

un amour accompli de façon maternelle

mercredi 28 août 2024

Dague haubert



Je ne suis pas l’esprit mais la main que l’on serre

aux Jeux mous mes amis m’étant mis hors-la-loi

j’ai mis le slip au feu la culotte à l’insert


On dit dans des lieux sûrs — et dits de bon aloi —

que la vérole est mûre et le mur émissaire

on en dirait autant que le bon Saint Éloi


Chevaleresque est l’Art et la manière alors

haubert en lisse en lys à la fleur abaissé

d’arçon la lance est un fléau qui vaut de l’or

et la joute inégale ailleurs a commencé


Donne à mes bras la force indispensable à Toi

la résistance et l'axe où mieux te soutenir

en vérité je suis ton mur et toi mon toit

ma dague à ton service et moi ton souvenir

lundi 26 août 2024

De l'âtre à l'être



Le désir est un instrument désaccordé

sur lequel on répète en vain quelques gamètes

à défaut d’autorisations mal accordées


Pourtant l’écrivain vain pondant quelques ramettes

essaie d’enfouir en lui sa ligne et ses cordées

ses sensations « pouss’toi de là que je m’y mette »


Un vent fou nous conduit souvent de l’un à l’autre

indépendamment tu le sais des sentiments

ce feu qui va souvent brûlant de l’âtre à l’être

et s’éternise un temps volage et qui nous ment


Nous sommes composés des endroits qui nous font

du kaléidoscope infini des lumières

et de ces trous marins qui nous semblent sans fond

de la tristesse issue de cette joie première

vendredi 23 août 2024

Coquelicot



Il pleut dans mon sommeil où la Poésie pleure

ô nuit tombe en guillotinant le soleil

le coquelicot sanguinolent c’est ma fleur


Emprisonné dans la cellule où je balaye

hors d’un neurone un peu du sable qui m’effleure

il faut dans ces grumeaux souvent que je délaye


Un peu de léthargie tétée dans des seins qui s’en font

j'ai vu des pluies d'aurore arrosant d'aussi près

qu’on le puisse et puisé dans ce puits sans fond

des libertés perdues pendues sur des cyprès


Les bruines sur le lac ont regonflé son ventre

en mourant je serai l'époux d'une veuve ivre

enfin rien ne saurait décider de son centre

rien ne peut décéder lorsque l'âme veut vivre

samedi 17 août 2024

L'espoir obscur



Il faut compter sur la Nature et la chérir

et la tienne est splendide et luxuriante en fait

ma vraie signature est ton merveilleux sourire


Il se conjugue au mien dans son plus-que-parfait

dans ce passé perdu cessant de dépérir

(oripeaux écorchés mais du plus bel effet)


Pourtant c’est illusoire — un mirage ambitieux —

ton image en fumée s’évapore et c’est lent

tes jolis seins ton joli corps et jolis yeux

tout disparaît tu n'es qu'un fantôme excellent


L’approche est néanmoins facile et semble innée

j’esquive en crochetant le geste un brin ringard

épousant de mon doigt la courbe de ton nez

trouvant l'espoir obscur au fond de ton regard

jeudi 15 août 2024

Le victimaire



Je suis le victimaire usant des circonstances

afin de frapper mort-né ton profil en moi

parasitant ton rêve en puisant sa substance


À mes cérémonies je suscite l’émoi

c’est dans les homélies que j’organise en stances

où l’on trouve un alien et pourtant c’est bien moi


Ma solitude est ma dernière intimité

l’expression d’aliéné dont l’existence est mue

par le Verbe écrit jusqu’à ses extrémités

par un besoin de métamorphose et de mue


Je tiens dans mon sourire absent bien des sentiments

de chaos granitique et qu’un jour ils rangèrent

il faut bien que tout passe et quand bien même on ment

les caresses des mots sont ma langue étrangère

dimanche 11 août 2024

Échiquier



Parfois la nuit s'amène et nous la rejetons

nous avançons la pièce indiquée sur la case

et nous perdons le Nord et tous ses rejetons


L’hiver est l’échiquier dont on saisit l’occase

afin d’être à l’endroit d’où nous nous rachetons

le damier noir et blanc fait d’envers et d’oukazes


En pauvreté perclus infiniment nous sommes

enneigés dans la boule où nous nous agitons

j'ai compté sur mes doigts tant de bêtes de somme

au moins autant que de beautés ou de gitons


Les règles du jeu sont loin de ce qu’on loua

la Poésie s'étripe en posant ses viscères

au grand jour aux regards aux tables de la Loi

ne sachant plus à quoi tout d'un coup la vie sert

dimanche 4 août 2024

Raccommodages



Je cherche incidemment le vrai du faux chez nous

sans négliger le fait que nous nous amusions

de ce jeu de dupe et de ce jeu de genoux


Pliez boutique au vent que nous en abusions

mais toi rend toi bien compte en ces nœuds qu’on dénoue

la liberté de vivre est la pire illusion


Dis-moi que je suis nul insulte aussi mes mains

mes yeux taris de l'arme ont cédé sous les tiens

d’un mot tranche à l’épée le fil de vie d’humain

qui me retient par cœur ouvert en vrai soutient


T’écrivant ce poème — un dont j’émis le vœu —

j'ai glissé dans ta poche oh poupée démodée

des billets amoureux brillant de mille feux

de l'ordinaire en pièces à raccommoder

mercredi 31 juillet 2024

L'affront



Quand les baisers ne sont plus que des souvenirs

alors un souvenir est souvent un baiser

dont le poison ternit les portraits à vernir


Au fond des nuits se terre un peu de nos envies

perdues longuement dans ces douleurs à venir

et dans ces raccourcis où j’égarais ma vie


Chaque fois ton visage entre dans mes matins

viole par incursion ma faible intimité

je voulais t'oublier mais mon cœur est mutin

pirate et convaincu d'arracher sa moitié


Rêver c'est se construire en oubliant l'affront

que désinvoltement tu fis à mon encontre

et qui m’empêche encore aujourd’hui du front

de guerre lasse un état plombant mes rencontres


Lecture audio

dimanche 28 juillet 2024

Prière



La nuit coule en poison dans ma veine envahie

qui mène à mon cerveau l’image un jour rêvée

cet ovale absolu de ta bouche ébahie


Dans mon cercle d’amis tu n’es pas arrivée

tu n’as pas pu m’aimer tu ne m’as pas haï

tu n’as rien déclaré qui n’ait pu m’entraver


Dans le nid de mes mots naissaient des hirondelles

et d’oiseaux migrateurs ayant le goût du vent

j’ai fait de grands voleurs œuvrant à tire-d’aile

et dérobant des bouts gardant des goûts d’avant


Rien n’est plus précieux qu’un passé qui nous décrit

qui nous décrit debout quand nous avions un toit

jamais pourtant priant je n’avais rien écrit

la nuit les mains tendues je me recueille en toi

mercredi 24 juillet 2024

Métal hurlant



J'ai glissé dans ta poche oh ma jolie poupée

des billets amoureux brillant de mille feux

de l'ordinaire en pièces à raccommoder


Rêvant de ta beauté loin de débiles vœux

j’écrivais des versets dont tu n’as pas soupé

poésies renversées consenties comme aveux


J’ai tenté de te vendre en passion démodée

tant de beaux sentiments te pensant l’ingénue

d’un baiser le démon du souffle d’Asmodée

je suis né sous la foudre inouïe de tes bras nus


J'ai caressé tes seins comme on saisit du sable

écrire est un exploit quand on meurt en parlant

mais mon élocution qui n’était que passable

a soudé ton accord à mon métal hurlant

samedi 20 juillet 2024

Icare



Donnez-moi des idées je suis médiocre en tout

je ne sais plus aimer je ne sais plus écrire

et ma plume est un poids que je maudis surtout


Je m’envolais pourtant dans des cieux à décrire

et sous les yeux d’Ariane un fil échu tatoue

dans ma cire fondue des rêves à proscrire


Icare ayant — dès chu trop proche du soleil —

englouti tout espoir en notre mère Égée

trop peu déçu déchu des bornes du sommeil

il m’a fallu créer des formes imagées


Bon train j’allais tissant cette tapisserie

bon tain comme un miroir il faut bien réfléchir

un fil est si fragile et l’eau tapie s’en rit

le Destin c'est la chose impossible à fléchir

mercredi 17 juillet 2024

Calame

 


Écrire est un héritage étrange et sans fonds

qui nous conduit sans fin jusqu'aux extrémités

de la légèreté tant que d'autres s'en font


Recoudre au fil des mots tous ces manteaux mités

quand soudain je m’en vêts tant que d’autres s’en vont

chaque phrase ressemble à mes calamités


Qui saisit son calame y tait sa calme âme — oui —

la plume avant de servir à voler décore

échangeant plomb par or et parure et tout ouïe

se fond lentement dans l’épuisement des corps


À des bribes de pluie pianotant sur mes doigts

je dois tant de billets (de pensées par e-mail)

en banques de données qu’inverse à leur endroit

j'extraie la lumière en mes levers de sommeil

mardi 9 juillet 2024

L'escalade d'engagement



Je subis le biais des coûts irrécupérables

en attendant le temps de la séparation

je me sens fort et faible et je suis misérable


Un désir est l'oubli de nos obligations

je recule et j’ai peur et pourtant je m’ensable

à la fin tout perdu dans cette inhibition


Le froid d'un univers est un décor abscons

j’ai sacrifié ma vie sans pouvoir te quitter

coupable au moins je crois d’une offre de gascon

mais quand tu es partie je n’ai pu m’acquitter


J'ai rêvé de tes seins sans plus rien à la place

un cœur était à vendre et voulant l'acheter

je n'ai plus su te plaire et la pluie me remplace

en amour incertain face à nos lâchetés

vendredi 5 juillet 2024

Rêver peut-être



Chaque amour illusoire est un vrai souvenir

il compte autant souvent que le premier baiser

sa mise en scène importe autant que l’avenir


On scénarise à fond son fond quitte à biaiser

mais on sait que sa forme est un jour à venir

on sait que notre viande est un jour à braiser


L'amour se dessine en pointillés comme un rêve 

interrompu par un instant paradoxal

et pourtant d'un sommeil apparemment sans trêve

un visage apparu s'est posé dans ma salle


À l’écran ma nuit blanche est dans mon cinéma

m’endormant à son dos des beautés y défilent

et peut-être un instant lorsque j’en perds le fil

le besoin fait un fruit de ce qu’on abima

lundi 1 juillet 2024

Obsédé textuel



Ma tête est remplie de ces mots qui s'amoncellent

et pourtant moi je ne leur ai rien demandé

je n'en fais pas la Bible et bien moins un missel


Un petit chant parfois qu'on m'aurait commandé

la partition salée d’un breton demi-sel

un beau coup de filet de mes mots ramendé


J'ai bu dans ton œillade un nectar incroyable

une salive immense alimentant mon cœur

et cette déraison qui semblait improbable

où je me suis échoué sans la moindre rancœur


Rien n'arrête en vrai la volonté d'écriture

elle est un grand barrage en passe de céder

mais seulement sa vérité c'est la rupture

on ne peut l'arrêter juste en être obsédé

jeudi 27 juin 2024

Plomb

 


Dans la légende il est dit qu’on le change en or

en vrai quand l’un nous leste et l’autre on s’en déleste

on sombre en sa folie lorsque l’on perd le Nord


on fait de grands écarts on semble souple et leste

on sue bien dans le Sud à l’Ouest on s’en honore

cueilli par la pensée qui sait la guerre à l’Est


Écrire est un acte rebelle empli de balles

une chevrotine éclatant dans tous les points

finaux ou moins fins pour un poème à deux balles

un cartouche élevé très haut dans tous les poings


La Poésie c'est la perte de tout contrôle

un orgasme en réalité qui nous échappe

un long cri dans la nuit qui pourtant paraît drôle

et dont le plomb prison s'en vient poser sa chape

mardi 25 juin 2024

Les fées du Huelgoat




Quand je suis chez moi — au bout du Monde — au Huelgoat

au cœur obscur et si mystérieux de la nuit

j'écris sans borne et sans limite — un peu de hâte

à m'éloigner de la faiblesse et de l'ennui —


Si les petites fées se posent sur mon crâne

en se montrant persuasives et turbulentes

elles sont bien de mon poème un filigrane

un sceau percé de ma personne en valse lente


Alors en les cueillant bien au-delà du bois 

les accueillant ici dans ma maison blessée

j'appelle à leur magie qui passe par la voix

la force tellurique et qu'on a délaissée


Tout est si merveilleux si jamais vous saviez

la pierre a son langage et l'arbre a son dialecte

un grand poète est mort ignorant les graviers

j'en fais un beau récit dont les fées se délectent


Infiniment émues mais diablement présentes

on sent leurs doigts ténus nous caresser l'épaule

et parlant en leur nom je sais ce que pressentent

à raison ces beautés de l'équateur aux pôles


Il y a dans ces yeux l'invention des couleurs

et clignant la paupière un peu de leurs nuances

un infini troublant qui porte mes douleurs

un charme irrésistible écrasant d'influences


Idiot — j'ai fabriqué des âmes de papier

que j'ai voulu brûler du feu de mes tourments

mais l'aimant tant de fait je ne pouvais qu'épier

le geste abstrus d'un magicien dont le tour ment


Merlin réponds-moi de ta prison de verre

offre à tes jolies fées des paroles magiques

et sauve ainsi mes murs et ma prison de pierres

épargne-moi parrain de mon destin tragique


En dépassant le dépensé de pesants d'or

il a fallu combler mes dettes littéraires

et rêver bien plus fort au moins quand je m’endors

aux délicates fées à moi thuriféraires

jeudi 20 juin 2024

Subir



Construire un avenir est un château de cartes

on croyait qu’il faisait si beau mais il a plu

la météo de vie chaque fois s’en écarte


On se croyait dans Kafka ce roman qui nous plût

lecteur ayant tiré dans son chapeau Descartes

et la nuit s’éteint l'idée que nous n'avons plus


J'ai posé sur ta peau le baiser de mes lettres

une idée n'est pas à l'abri d'une injonction

dans chaque parenthèse est mon moyen de l'être

(un peu péremptoire afin d’être en conjonction)


La femme allant vers moi n'aura l'envie de rien

c’est toi probablement qui peuplant mes lubies

bâtis ce bateau-fort — arche au vent saharien —

si tu n'inventes pas ta vie tu la subis

dimanche 16 juin 2024

Déshabillage



J'ai bouffé ma portion du tas des passions tristes

et la maladresse est gauche aux mains sans cet atout

qu’on dit extrême aussi quand on n’est que centriste


Un peu de foi mauvaise un brin de ton « me too »

de dépression de son réflexe ethnocentriste

il faut partir de rien pour arriver à tout


Chemin faisant j'eus l'heur — oh ! Fut-il mal ou bon —

de te rencontrer là sans préméditation

dans un « Roman » façon Rimbaud dans un rebond

dans un parc — au Luco (sa translittération)


J’ai mis nos sentiments sur une balançoire

et la beauté de ton déshabillé de soie

chaque jour est pour moi l’idée d’un nouveau soir

aimer c'est se laisser déshabiller de soi