vendredi 20 mai 2022

Art



Produire un Art est une voie de résistance

une arme héritée d'un alliage entre deux êtres

et leur relation commence avec évidence


En vérité d'aller au delà du paraître

est la façon d'imaginer l'autre cadence

à laquelle on s'accroche afin d'être à la lettre


En rêvant de t'aimer j'ai brisé des frontières

absorbé toute l'eau de ton regard humide

et rêvé de ton corps hyper nu toute entière

absolue ma beauté je nous sais si timides


Oubliez-moi quelque temps la rançon du désir

est dans la solitude infligée par le sort

et dont vraiment jamais rien de bon ne ressort

éteignant toute flamme et privant tout plaisir 

vendredi 13 mai 2022

Tatouage



Le froid du destin vagabonde

en nos esprits trop éprouvés

dans mon cerveau les vers abondent

et je ne t'ai rien prouvé


J'ai des continents la dérive

et l'idée saugrenue de moi

surnageant là quoi qu'il arrive

en combattant mois après mois


Le déluge est dans la violence

et la guerre infâme est prévue

qui viole la Femme et nous lance

en plein Mal à perte de vue


J'ai gardé le goût des baisers

de mes plus jolies amoureuses

et j'ai recueilli la rosée

perlant sur leur bouche fiévreuse


Et ma souffrance envahissante

a le visage abominable

auquel on pense en descente

un pervers un triste un minable


Un dictateur a le destin

de la planète entre ses griffes

et la bombe H en l'intestin

Suppositoire à ce sheriff


Alors s'il faut que l'on en crève

en se donnant tous nos sommeils

nous nous donnerons tous nos rêves

un peu d'espoir et des merveilles


Or rien ne sera comme avant

de nos tentations sans issue

ni jamais les pluies ruisselant

sur un regard entraperçu


Je surnage en mes propres eaux

ce liquide assez souvent sale

et j'essaie d'échapper au zoo

fluvial où ma barque dessale


Un sentiment c'est un produit

Maïakovski me l'a transmis

le roman d'un russe aujourd'hui

s'écrit sur la peau d'ennemis 

dimanche 1 mai 2022

Collapse



L'amour est une impasse et l'impasse un poème

en pensant l'avenir on enterre un passé

mais chaque rime en fait n'est rien plus qu'un phonème


Aux grands vents dominants qui nous ont terrassés

nous dédions les morceaux de papier que l'on aime

oubliant dans nos vies qu'ils ne sont pas assez


Les mots sont des épées dont l'on joue si souvent

que l'escrime est un Art ignoré par les sots

l'érection nucléaire est leur or et leur vent

mais leur gros champignon n'est qu'un petit ruisseau


Si j'ai commis parlant de nous quelques lapsus

il n'en est pas de même à propos du pouvoir

et de la corruption de notre collapsus

il n'en est pas de même au sujet du savoir

vendredi 29 avril 2022

Fils du Chaos



Je suis entre la terre et l'eau

Je vis entre l'air et le bois

Je suis un enfant du Huelgoat


Éduqué d'ordre en son Chaos

Comme une sève je le bois

Suivant mes pas plus rien ne boite


Moitié humain mi-végétal

Un peu de mousse au creux des mains

Quelques lichens ont décoré

L'arbre infini de mes pensées


J'avance et pousse et je m'étale

En l'eau du lac aux lendemains

Chantant les odes restaurées

Des fées défaites et dispensées

mardi 12 avril 2022

Poème à Margo 3



Écrire est la façon de se choisir un camp

j'ai perdu mon amour dans le bois de la guerre

et je l'ai retrouvée bonne mine en un champ


Je lisais cependant « Jadis et naguère »

en Verlaine on trouvait des échos de nos chants

que d'aucuns quelque fois sans échange moquèrent


Il faut croire en un cœur afin de se survivre

il faut aimer sans cesse et ne pas rester vide

il faut jeûner sans cesse et même à cours de vivres

il faut croire à la chance ayant l'air impavide


Il faut changer le Monde et les maux à venir

et résister surtout face à l'horrible empire

habiter le présent c'est chasser l'avenir

être en toi mon amour est bien mieux que le pire

vendredi 8 avril 2022

Poème à Margo 2



À grands coups de "peut-être" à grands coups de "oui mais"

la religion de de l'autre est une impasse absolue

l'amour est l'horizon que l'on n'atteint jamais


Néanmoins je persiste et je signe ayant lu

sur tes traits sibyllins tout ce que l'on promet

ma patrie c'est ton cœur elle est bien mon élue


Toi Margo mon Amour imaginaire et vrai

rattrape un peu de mon désir en m'espérant

la vie qu'on sait si belle en un mot nous effraie

mais elle est l'avenir au forceps on s'y rend


Nous vivons dans l'espoir un jour de rencontrer

L'âme-sœur et certaine à nos bras accrochée

Mais la guerre étendue dans nos belles contrées

Nous repousse à la mer agrippés aux rochers

mardi 29 mars 2022

Clair de Lune



La guerre a fait tomber les masques

alors j'écoute Debussy

car dans sa suite bergamasque

un clair de Lune m'adoucit


Le conflit conduit à l'urgence

y compris dans les sentiments

l'amour apparaît sans agence

on se dit tout quand rien ne ment


J'ai tu des rapports à dix balles

afin de vivre à cent à l'heure

et maintenant que tout s'emballe

il me faut changer les couleurs


Il me faut changer de drapeau

contre le blanc troquer le noir

et respirer changer de peau

contre la peur oser l'espoir


Écrire en vers et contre tout

la guerre est sale et j'y retiens

la main tendue comme un atout

sur un carton qui m'appartient


J'écraserai de Poésie

les bas instincts des dictateurs

et changerai leur hérésie

comme un prestidigitateur

vendredi 25 mars 2022

Poème à Margo 1



Ton baiser ressuscite un mort en train de fuir

au vent mauvais allant tel un malheureux

sans rien trouver en soit qui ne puisse lui nuire


Il avance au hasard et c'est moi vaporeux

je te cherche et me cogne a ces murs à réduire

en Poésie n'est qu'un labyrinthe amoureux


La pluie qui tombe ainsi m'assombrit par nature

et mon regard a la couleur des verts sous-bois

mais le tien m'emporte plus loin dans la mâture

au-dessus du bateau sur mer et je la bois.


Chérir à tous les temps colle aux intempéries

ta jolie larme a le goût salé des embruns

c'est la plus belle perle des orfèvreries

que je sertis sans cesse aux mots mes vieux emprunts 

mercredi 23 mars 2022

Passées les catacombes



À présent c'est la guerre et les feuilles bombent

un regard accroché qui me pêche à la ligne

a bien su m'empêcher de décompter les tombes


Un regard absolu dont le bleu clair assigne

à se tenir peinard au fond des catacombes

où mon verbe attendu n'attend plus que son signe


Où l'amour éperdu se retrouve en poème

ironisant l'horreur et rêvant d'arc-en-ciel

où la Biélorussie ressemble à la Bohème

où les violons violents magnifient l'essentiel


Écrire est un combat qui porte en lui du sens

Il arme la pensée des hommes du terrain

Renforce le moral et porte son essence

Au cœur obscur où naît la flamme au corps d'airain

jeudi 17 mars 2022

Poème à la femme que j'attends



Rien n'est jamais plus long que d'attendre un amour

rien qu'écouter Chopin dit mes fragilités

mais quand la vie s'enfuit c'est d'appel au secours


Et rien ne vaut jamais l'invincibilité

que confère un instant la beauté qui concourt

à l'union de deux cœurs en leurs civilités


Je cherche à composer pour la femme que j'aime

une suite de mots dont l'esprit farfelu

frôlerait papillon mon état de bohème

et dirait tout d'un coup d'elle et sans qu'on l'ait lue


Nous écrivons en vain le jeu du désespoir

et le moindre écrivain se sert en raccourci

de ton sourire immense et garant de l'espoir

où s'échoue ma passion qui pourtant te poursuit 

lundi 14 mars 2022

Jadis et la guerre



L'ivresse est plus accessible en vrai que l'amour

un avion m'a trompé dans une ligne blanche

et la bombe a tracé son sillon de labour


Elle a semé la mort entre ces quelques planches

à dessein disposées comme un compte à rebours

un menteur a monté le chaos qui s’enclenche


Il est sale et puant son mensonge est dans l'air

il paiera sou pour sou les dégâts s'il vous plaît

le démon de chaque homme est bien dans ses colères

et les enfants blessés survivront à ses plaies


La nuit s'ouvre à notre âme en long chemin de peine

et pourtant malgré tout j'entrevois le printemps

tu te sentiras bien sur les bords de la Seine

aimer c'est se soustraire aux tyrannies du temps 

mardi 8 mars 2022

Margot



Rien ne m'est jamais plus ta beauté du début

que ton premier sourire à mon regard envieux

que ton éclat flagrant composant ton rébus


Rien ne m'est jamais plus ni bien moins sourcilleux

ni moins à conquérir et pourtant je l'ai bu

puis je me suis noyé dans l'eau bleue de tes yeux


Dans le fruit de la nuit la graine est un jour nouveau

notre espoir est la vie triomphant de la mort

et notre amour un signe annonçant les niveaux

que notre monde absurde oublia dans ses torts


Entre nous deux se dresse un immense désert

étendu m'émerveille et réside en un sort

attendu mais que nous combattons d'un ressort

Amour est un étau que l'on sert en dessert

mardi 15 février 2022

L'Absolu



J'ai trouvé ta beauté sur un coin de trottoir

en traînant dans Paris mais toujours en avant

mon écriture à toi c'est un pauvre exutoire


Il faisait bien humide à marcher en rêvant

de la Concorde au Quai Conti la belle histoire

en pluie, du vent, l'amour et le soleil levant


Non rien ne pourra plus intriguer mes pensées

le papillon de mes yeux s'est posé sur ta fleur

et le fruit pourri de mon espoir insensé

reste aujourd'hui pourtant ce que ma plume affleure


Inventer l'écriture est une mission noble

et pour toi j'imagine un faux monde ayant lu

peu m'importe il le faut dans ma chasse à l'ignoble

à chaque orée du Rien réside un Absolu

mardi 8 février 2022

Un destin grêle



Le seul fruit défendu de l'amour est l'envie

qui conduit chaque fois à la sombre agression

de l'aimé sur l'aimant dont le pôle est survie


La Poésie consiste en toute transgression

qui conduit à refaire un bilan sur sa vie

qu'un destin grêle a mis l'ennemie des passions


Ce qui différencie le sérieux du poète

est que l'un prend au sérieux ce qui ne l'est pas

tandis que l'autre en s'efforçant d'être sérieux

dans la voie tracée vers sa fin poursuit ses pas


J'aimerais tant poser sur tes lèvres de pluie

l'intention d'un pétale une fleur inavouable

et des gerbes d'espoir où ta beauté reluit

que mon verbe insensé pourrait rendre introuvable

lundi 7 février 2022

Ce qui brûle en dedans



Chaque accroche est l'oubli d'un désir avorté

qui lui-même est un artifice éblouissant

la pluie qui tombe est comme un tambour arrêté


Ce qu'un feu signifie n'est dès lors en bruissant

ce qui brûle en dedans qu'en songeant l'irriter

qu'en cherchant l'interprète à ces deux sangs pour sang


Chaque effondrement semble identique au déluge

et pourtant tout repousse et chaque endroit renaît

comme un espoir insensé dans la pensée refuge

où se loge un refrain jazzy que je connais


Le froid qui m'incendie brûle aussi dans ma vie

la poutre et la charpente effondrées des émois

des déceptions et des creusets d'amour à l'envi

d'un regard oublieux de se poser sur moi

Coupable



Rien ne sert à l'amour à moins de s'y contraindre

ici le ciel est bleu comme un œil amoureux

je n'ai plus de chandelle à tenir ou éteindre


En nos séparations quand on est malheureux

l'âme est tranchante et chante un paysage à peindre

un sommeil étant seul est un cercueil affreux


Les jours et les nuits à la façon du vent filent

et le temps des amours éperdues se répand

tel un vase de sang plein de fleurs hémophiles

absorbant les passions dont le bord est coupant


Je sais cet interstice entre les sentiments

la violence et la haine à chaque fois qu'on aime

et nos stupidités à chaque fois qu'on ment

la culpabilité pour finir est la même


https://soundcloud.com/annaondu/coupable

jeudi 3 février 2022

Là l'âme



J'ai beau zieuter la vie sous chacun de ses angles

(écrire un sentiment c'est déjà l'inspirer)

ma tristesse est la corde où tous mes mots s'étranglent


Où le gaz est si rare à n'en plus respirer

que ta bouche et tes yeux font un si beau triangle

on se perd en trois points qui nous font conspirer


Dans ce drame on dira les chemins d'aliénés

la liberté de l'amour est un autre esclavage

et le fruit du désir une fois qu'il est né

nous fait peindre alentours d'improbables rivages


On s'échoue balancé par le fond de la lame

au revoir à deux mains tout n'est plus qu'une écorce

un romantisme obtus déguisement de l'âme

où dans notre faiblesse apparaît une force

dimanche 30 janvier 2022

L'attache originelle



L'immensité se trouve en un panorama

que ton regard intense offre à mon vertige

en ce gouffre infini que mon doute abîma


Dans le jardin d'Éden arraché de sa tige

un désir est un fruit que l'on n'échange pas

dont la valeur extrême inspira le prestige


Où sommes-nous vraiment sur la carte du tendre

au milieu du néant dans notre solitude

ou dans le cœur du VRAI par la force d'attendre

ou dans le corps du FAUX par une autre attitude


On est deux prisonniers mais que rien ne délivre

on n'est plus que deux sourds que le débat déçoit

l'amour est un sabordage auquel on se livre

afin de n'avoir plus la moindre idée de soi


https://soundcloud.com/annaondu/lattache-originelle

lundi 24 janvier 2022

Compte défait



L'ondée dans mon cerveau fait croître au mieux ses chants

de tristesse et parfois d'un curieux désespoir

au passage en lisant que l'on trouve touchant


Non rien ne se résume au-delà de l'espoir

un peu de rouge-à-lèvre et le soleil couchant

baiser qu'on cède entre le fromage et la poire


Une envie que l'on perd est un signe amoureux

la nuit n'est qu'un enjeu dans le sillon du jour

un souvenir et tes traits m'ont rendu malheureux

mais en vérité c'est jamais mais toujours


En vérité choisir est un peu s'archiver

dans les versions de ce que nous disent les contes

en Poésie c'est la façon de s'esquiver

tout en restant présent dans les grands mots qui comptent

dimanche 23 janvier 2022

Illusion



Le fruit de notre amour empressé passe en vin

mais de cette illusion ce qu'on avait appris

pourrit tourne au vinaigre et tout est déjà vain


De ce jus de rencontre on était bien surpris

mais en réalité je ne suis pas devin

toutes mes nuits sans toi sont des temps sans abri


La beauté s'est cassée la gueule au quotidien

le Monde le rapporte et dans la presse on ment

l'encre a son caractère et ce n'est pas le tien

le cœur à double tour enferme un sentiment


Dites donc à la pluie de ne plus vous mouiller

vous serez malgré tout détrempé comme un linge

et sans fondre en sanglots sauf à moins de rouiller

soyez imperméable et malin comme un singe

Venise



J'ai gardé de Rimbaud quelque effort de haleurs

et le goût modéré du voyage en gondole

un amour à Venise a bien peu de valeur


Il faut faire un grand feu de nos vieilles idoles

afin de laisser au passé de nos chaleurs

un sentiment mitigé de ses farandoles


Et la nuit s'offre à moi comme un dessert gâté

le baiser n'est qu'un leurre et chacun peut s'épier

je pense à la jolie qui m'a tant fait rêver

dont le charme a conquis tout un monde à ses pieds


La beauté d'un sourire est comme un soleil

en se levant sur vous la Terre a tourné

mais vous vous tournez aussi dans votre sommeil

et son visage éclairé balbutie vos journées 

vendredi 21 janvier 2022

La rêveuse



J'ai gardé de Rimbaud quelque effort de haleurs

et le goût modéré du voyage en gondole

un amour à Venise a bien peu de valeur


Il faut faire un grand feu de nos vieilles idoles

afin de laisser au passé de nos chaleurs

un sentiment mitigé de ses farandoles


Et la nuit s'offre à moi comme un dessert gâté

le baiser n'est qu'un leurre et chacun peut s'épier

je pense à la jolie qui m'a tant fait rêver

dont le charme a conquis tout un monde à ses pieds


La beauté d'un sourire est comme un soleil

en se levant sur vous la Terre a tourné

mais vous vous tournez aussi dans votre sommeil

et son visage éclairé balbutie vos journées

mercredi 19 janvier 2022

La dérive des continents



Chaque émouvant instant qu'on cède au temps qui passe

est comme un grain de sable échappant de nos doigts

comme un chemin de terre héritant d'une impasse


Et près de lui tout ce qui s'écoule de Toi

me mène inéluctablement dans cet espace

où je vais te chérir en mes mots qui nettoient


Tout océan sépare un corps et son contraire

en s'épousant l'Amérique et l'Afrique offraient

d'une pointe et d'un creux l'idée complémentaire

où la dérive est un désir qui nous effraie


Les temps n'ont rien changé la Poésie demeure

et le baiser du charme est toujours un poison

dont chacun se délecte afin que rien ne meure

imprimant en nous-même un espoir à foison

samedi 15 janvier 2022

Pantin



Je me dis souvent en marmonant cher Micha

sois le pantin désarticulé dans ses mains

moitié ours et mi-loup Rantamplan mais mi-chat


Le Jazz est un oiseau de nuit moi son poussin

mais dans son nid le Quartier Latin m'empêcha

de devenir adulte enfin j'en repousse un


Quand chaque alexandrin me vient le cœur existe

et le monde est plus beau décoré de ces mots

de sa douceur et de sa beauté qui résiste

entraînant dans sa ronde un brin de ses rameaux


Nous héritons le plus souvent d'affreux défauts

sois le pantin désarticulé de paroles

et chacun convaincu triera le vrai du faux

comme on effeuille en vain la fleur et sa corolle 

Némo



Notre sommeil oscille au gré de nos amours

un soleil affamé nous dévore en conscience

et tout est toujours aussi beau tout autour


Il m'a fallu la croix mon chemin d'impatience

en me signant pour toi d'un aller sans retour

afin d'en percevoir un peu plus sans méfiance


On voit l'obscurité comme une tâche d'huile

et pourtant ton bassin qui baigne mon plaisir

étend son ombre immense et sous un toit de tuiles

apprend les retenues que compte mon désir


On ne conquiert jamais quiconque avec un mot

nul amour émergeant ne se contient dans l'encre

et rêver n'est pas vivre autrement qu'en Némo

dans ce lieu sous la mer où s'est fixée notre ancre