Je pèse mes mots à ma guise
un massacre est tentant dès lors que l’on engage
un crime à la façon de Guise
un vocable est la garde-robe du langage
et l'extravagant le déguise
Un rythme en nombres décimaux
qui transmet au laborieux l'envie de bâtir
autrement qu'en châteaux de mots
me permet d’éviter la panne et d’en pâtir
et de sertir au chalumeau
Fut-il absurde et délirant
mon constat d’écrivain qui reste au final incipit
est un gros bouquin délivrant
pourtant nulle amoureuse ne se précipite
et je continue m’enivrant
