Je sais que mon monde a changé
qu'il a bien basculé sous d'autres horizons
que de sourires étrangers
je bâtit mon poème en forme d'oraison
clamant nos passions échangées
Je le conçois en entassant
comme un doux pansement comme un voile de lin
des mots que je rime embrassant
je m'exprime en portant la parole de l'un
puis celle de l’autre en passant
L'amour est un sous-entendu
qui retourne au grand risque d’un torticoli
les maux qui refluent en tendu
la solitude est proie de la mélancolie
lâchée sur un malentendu
