jeudi 4 août 2022

Normal Sup'



Il y a dans "Nature" une contradiction

quant à la perversion de la nature humaine

et peut-être est-ce une question de diction


N'erre en vraie vérité que l'amour ou l'hymen

un petit brin d'espoir une infime intuition

qui fait de nos deux vies la facture et l'Amen


On s'aime on se poursuit mais c'est un jeu de dupes

on rêve on fantasme et quand on s'émancipe

on oublie le morceau de ce qu'on sait d'Œdipe

appris dans les cours trop foireux de Normal Sup'


À Paris tout est permis comme en un parfum

ta peau si douce à deviner dans mon poème

en te touchant du doigt je n'en vois pas la fin

car la plume est l'outil afin qu'un jour on s'aime

mercredi 3 août 2022

Antidote



Écrire est en substance une expression du « Nous »

bien plus que de ce « Je » que je trouve indécent

mais qui en vérité nous fait suer le burnous


Je n'ai plus rien pondu sans aimer de récent

que ta beauté flagrante et pourtant sans remous

c'est vivre absolument dans une fleur de sang


La ligne horizontale indiquant la femelle

Est toute en l'immense illusion capitaliste

Où le grand désir et la passion s'entremêlent

Où le pouvoir et l'argent rallongent la liste


Et moi je t'aime encore un peu comme un poison

comme une enfant lotie d'une bien nantie dot

on baise en oubliant l'essentiel à raison

dans le fruit de l'oubli se trouve un antidote 

lundi 1 août 2022

Vénus



J'ai gardé le feu de tes tâches de rousseur

aussi précieusement que dans la préhistoire

on aurait gardé ton âme aux mains d'un guérisseur


Et célébré ton galbe en courbe ostentatoire

ô ma Vénus offerte ô ma femme ô ma sœur

à la façon d'un prêtre avec un ostensoir


En chaque pas de danse il y a ta beauté

chaque harmonie me trouble où tu es en entier

de ton sourire éblouissant ne rien ôter

t'espérer mon amie te rêver ma moitié


L'histoire est un entremêlement de promesses

abandonnées dans l'ouragan des sentiments

dans leur foisonnement comme en une kermesse

il y a néanmoins les aveux d'un amant

samedi 30 juillet 2022

Sans t'y mettre



J'ai dénoué ton ruban de n'avoir pu le mettre

et chapitré mes vers amicalement vôtres

afin de dépenser mon âme au centimètre


En pensant autrement on penserait à d'autres

en faisant faux semblant d'en devenir un maître

on oublierait qu'on ment quand on est bon apôtre


On oublierait qu'en rugissant la voix s'entend

se penser sans écho c'est dépenser son cri

mais c'est se dispenser de ce vers quoi l'on tend

que de rester neutre et désarmé sans écrits


La guerre est apparue dans le coin de nos vies

dans le coin de l'Europe à droite et tout en bas

jamais crois-moi nous ne céderons nos envies

face à l'ignominie qui ne fait pas débat

mercredi 27 juillet 2022

L'essaim de mes amours



J'ai renvoyé l'image en courrier sine die

de mon insensée vie bardée de cicatrices

et du tableau flou de mes amours incendiées


J'aimerais retrouver mon ange inspiratrice

et tresser les cheveux de mes mots dédiés

comme à vingt ans je le faisais de Béatrice


En parlant d'elle à la façon d'Apollinaire

en faisant le prétexte à Poésie d'un sein

des endroits de son corps un vaste dictionnaire

et d'une âme inflammable un si brûlant dessin


J'ai modifié l'écho d'un verbe linéaire

et statufié d'un geste ou d'un regard enceint

mon intention d'aimer comme on compose un air

un peu de ma mémoire et des pensées l'essaim

lundi 25 juillet 2022

Empêchement



Je n'ai jamais voulu tenir un pied de grue

malgré mon pedigree dessiné sur la grève

et les traces de pieds destinées à des crues


La nuit tombant sur scène est un rideau de rêves

emplissant mon esprit d'un espoir incongru

dont je survis dont je me nourris dont je crève


En regardant vaquer les marées insensibles

effaçant sans relâche une ébauche inconnue

je pense au brin de toi que j'avais pris pour cible

aux embruns se posant sur ta jolie peau nue


L'eau de mer en séchant laisse une marque étrange

une larme éperdue glissant le long des reins

dans la fossette où le désir est ce qu'on range

au nom des fossoyeurs et de leur loi d'airain

dimanche 17 juillet 2022

Translittération



Je ne suis que moi-même et pourtant j'en reviens

nous apportons trop d'importance à nos personnes

et le temps se décharge et notre fin survient


Toute horloge déraille et l'heure finie sonne

en amour on est pauvre on est souvent vaurien

je me berce d'envies qui me caparaçonnent


Au quotidien ce qui se noue n'est jamais vous

rien n'est jamais plus beau qu'un sourire éclatant

comme un soleil mais il n'est pas ce qu'on s'avoue

ce n'est qu'un acte étrange et quelque peu latent


Tout début d'aventure est la fin de la paix

tout don d'imaginaire est un texte accompli

j'ai passé des années dans le doute à ramper

sans qu'aucun d'un écrit ne fasse plus un pli

samedi 16 juillet 2022

Versant féminin



Camille est un prénom dont le sexe incertain

satisfait à mon goût des amours ambiguës

dont la force historique insère un sombre teint


Ma passion des désirs aux rebords exigus

l'écholalie d'un fameux versant féminin

contribuent à nourrir un atavisme aigu


L'amour est un enfer et l'enfer une amarre

et de mon bout du Monde où flottent des fantômes

en écrivant je tue les choses dont j'ai marre

en écrivant je dis tout ce qui me hante at home


À l'ancêtre adoré dont j'ai la permission

je veux faire aujourd'hui ce cadeau compassé

la fin d'un idéal est dans sa négation

nous n'obéissons qu'aux illusions du passé 

mercredi 6 juillet 2022

Prétexte littéraire



Penser à l'amour est souvent panser ses plaies

j'écris pour oublier les souvenirs pesants

puisque de mon passé je fais ce qu'il me plaît


Je vis parfois si loin de mon odieux présent

qu'un futur impossible en servant de remblais

frappe en rythme et martèle un refrain malfaisant


Que la nuit me dévore et qu'un couchant m'avale

oblitère à jamais les billets vers le ciel

en comptant le septième endormi dans son val

avec au côté gauche un gouffre existentiel


On se perd on se vit comme un fleuve en furie

dans ton regard anxieux j'ai relu la terreur

à l'idée de la perte absolue d'un mari

car le désir n'est qu'un prétexte littéraire

samedi 25 juin 2022

L'Ordre et le Chaos



C'est la guerre en Ukraine et pourtant toi tu pries

toi qui voulais comprendre un monde observe-le

chaque nuit commence où s'éteint chaque esprit


Chaque idée que tu ponds dans d'improbables lieux

se retourne en naissant dans un acte à tout prix

se détourne en ses mots mis à la queue-leu-leu


La mort est fabriquée par les chars ennemis

l'amour est fabriqué dans la roue du destin

que l'on coule un navire amiral on l'omit

ce bateau qui s'échoue c'est mon cœur sans le tien


C'est la guerre et le Diable est dans l'Ordre établi

quand mon cerveau bouillonne il faut tremper les mots

comme un acier bruissant sous un pauvre établis

rien n'obéit à rien tout est dans le Chaos

mercredi 15 juin 2022

Paupière



La nuit ne s'offre en réalité qu'au mystère

en rampant à mes pieds elle inspire mes vers

et je ne ne suis que d'un bois dont on fait des stères


Alors on brûle en rêve autant d'univers

autant d'ombres passions que de vieux monastères

et leur ruine en douceur imitant cet hiver


Et dès que je te lis j'ai de nouveau vingt ans

la fin de l'espérance est le début de la vie

je me laisse abuser par tous tes boniments

t'as posé sur ma paupière un nouveau lavis


Ma foi dans la beauté qui se pare de pluie

rebondit goutte à goutte au-dessus d'un sourire

et se renfle engorgée d'un écrit qui reluit

dans chaque inondation l'on ne peut qu'amerrir

jeudi 9 juin 2022

Compromission



Chaque nuit j'imagine un présent différent

chaque jour est menteur et m'endort en rêvant

chaque enclume appartient aux maréchaux-ferrants


Qui d'un fer à cheval ont forgé dans le vent

la malchance oubliée dont je suis référent

le poète est vivant dans les mots l'élevant


Le poète est absurde et pour lui rien n'est sens

il galvaude en grattant le papier de ses pieds

comme en vers on imite un acte de naissance

et contre tout sa plume est l'action de s'épier


Chaque instant ne survit que dans son écriture

et la moindre émotion dans une exposition

se soumet au néant quand jamais rien ne dure

à l'infini quand ce n'est pas compromission

vendredi 3 juin 2022

Lumières



Toute absence est danger dans une relation

quand on remet sa partie cérébrale en selle

on s'adonne à l'envie comme une commotion


Chaque Amour est un récit dont la fin chancelle

et tout combat crédible est dans l'affirmation

quant à la vie son existence en est le sel


Il m'est apparu que la passion n'est qu'un mythe

en m'étant vêtu de pensées quelconques hier

une vie c'est un tissu d'endroits qu'on habite

infiniment bien plus que de cœurs qu'on conquiert


Et pourtant l'illusion d'un espoir émerveille

invite à se baigner dans le bleu de tes yeux

la beauté d'un sourire un lever de soleil

et ton regard étrange est ma source et mes cieux 

vendredi 20 mai 2022

Art



Produire un Art est une voie de résistance

une arme héritée d'un alliage entre deux êtres

et leur relation commence avec évidence


En vérité d'aller au delà du paraître

est la façon d'imaginer l'autre cadence

à laquelle on s'accroche afin d'être à la lettre


En rêvant de t'aimer j'ai brisé des frontières

absorbé toute l'eau de ton regard humide

et rêvé de ton corps hyper nu toute entière

absolue ma beauté je nous sais si timides


Oubliez-moi quelque temps la rançon du désir

est dans la solitude infligée par le sort

et dont vraiment jamais rien de bon ne ressort

éteignant toute flamme et privant tout plaisir 

vendredi 13 mai 2022

Tatouage



Le froid du destin vagabonde

en nos esprits trop éprouvés

dans mon cerveau les vers abondent

et je ne t'ai rien prouvé


J'ai des continents la dérive

et l'idée saugrenue de moi

surnageant là quoi qu'il arrive

en combattant mois après mois


Le déluge est dans la violence

et la guerre infâme est prévue

qui viole la Femme et nous lance

en plein Mal à perte de vue


J'ai gardé le goût des baisers

de mes plus jolies amoureuses

et j'ai recueilli la rosée

perlant sur leur bouche fiévreuse


Et ma souffrance envahissante

a le visage abominable

auquel on pense en descente

un pervers un triste un minable


Un dictateur a le destin

de la planète entre ses griffes

et la bombe H en l'intestin

Suppositoire à ce sheriff


Alors s'il faut que l'on en crève

en se donnant tous nos sommeils

nous nous donnerons tous nos rêves

un peu d'espoir et des merveilles


Or rien ne sera comme avant

de nos tentations sans issue

ni jamais les pluies ruisselant

sur un regard entraperçu


Je surnage en mes propres eaux

ce liquide assez souvent sale

et j'essaie d'échapper au zoo

fluvial où ma barque dessale


Un sentiment c'est un produit

Maïakovski me l'a transmis

le roman d'un russe aujourd'hui

s'écrit sur la peau d'ennemis 

dimanche 1 mai 2022

Collapse



L'amour est une impasse et l'impasse un poème

en pensant l'avenir on enterre un passé

mais chaque rime en fait n'est rien plus qu'un phonème


Aux grands vents dominants qui nous ont terrassés

nous dédions les morceaux de papier que l'on aime

oubliant dans nos vies qu'ils ne sont pas assez


Les mots sont des épées dont l'on joue si souvent

que l'escrime est un Art ignoré par les sots

l'érection nucléaire est leur or et leur vent

mais leur gros champignon n'est qu'un petit ruisseau


Si j'ai commis parlant de nous quelques lapsus

il n'en est pas de même à propos du pouvoir

et de la corruption de notre collapsus

il n'en est pas de même au sujet du savoir

vendredi 29 avril 2022

Fils du Chaos



Je suis entre la terre et l'eau

Je vis entre l'air et le bois

Je suis un enfant du Huelgoat


Éduqué d'ordre en son Chaos

Comme une sève je le bois

Suivant mes pas plus rien ne boite


Moitié humain mi-végétal

Un peu de mousse au creux des mains

Quelques lichens ont décoré

L'arbre infini de mes pensées


J'avance et pousse et je m'étale

En l'eau du lac aux lendemains

Chantant les odes restaurées

Des fées défaites et dispensées

mardi 12 avril 2022

Poème à Margo 3



Écrire est la façon de se choisir un camp

j'ai perdu mon amour dans le bois de la guerre

et je l'ai retrouvée bonne mine en un champ


Je lisais cependant « Jadis et naguère »

en Verlaine on trouvait des échos de nos chants

que d'aucuns quelque fois sans échange moquèrent


Il faut croire en un cœur afin de se survivre

il faut aimer sans cesse et ne pas rester vide

il faut jeûner sans cesse et même à cours de vivres

il faut croire à la chance ayant l'air impavide


Il faut changer le Monde et les maux à venir

et résister surtout face à l'horrible empire

habiter le présent c'est chasser l'avenir

être en toi mon amour est bien mieux que le pire

vendredi 8 avril 2022

Poème à Margo 2



À grands coups de "peut-être" à grands coups de "oui mais"

la religion de de l'autre est une impasse absolue

l'amour est l'horizon que l'on n'atteint jamais


Néanmoins je persiste et je signe ayant lu

sur tes traits sibyllins tout ce que l'on promet

ma patrie c'est ton cœur elle est bien mon élue


Toi Margo mon Amour imaginaire et vrai

rattrape un peu de mon désir en m'espérant

la vie qu'on sait si belle en un mot nous effraie

mais elle est l'avenir au forceps on s'y rend


Nous vivons dans l'espoir un jour de rencontrer

L'âme-sœur et certaine à nos bras accrochée

Mais la guerre étendue dans nos belles contrées

Nous repousse à la mer agrippés aux rochers

mardi 29 mars 2022

Clair de Lune



La guerre a fait tomber les masques

alors j'écoute Debussy

car dans sa suite bergamasque

un clair de Lune m'adoucit


Le conflit conduit à l'urgence

y compris dans les sentiments

l'amour apparaît sans agence

on se dit tout quand rien ne ment


J'ai tu des rapports à dix balles

afin de vivre à cent à l'heure

et maintenant que tout s'emballe

il me faut changer les couleurs


Il me faut changer de drapeau

contre le blanc troquer le noir

et respirer changer de peau

contre la peur oser l'espoir


Écrire en vers et contre tout

la guerre est sale et j'y retiens

la main tendue comme un atout

sur un carton qui m'appartient


J'écraserai de Poésie

les bas instincts des dictateurs

et changerai leur hérésie

comme un prestidigitateur

vendredi 25 mars 2022

Poème à Margo 1



Ton baiser ressuscite un mort en train de fuir

au vent mauvais allant tel un malheureux

sans rien trouver en soit qui ne puisse lui nuire


Il avance au hasard et c'est moi vaporeux

je te cherche et me cogne a ces murs à réduire

en Poésie n'est qu'un labyrinthe amoureux


La pluie qui tombe ainsi m'assombrit par nature

et mon regard a la couleur des verts sous-bois

mais le tien m'emporte plus loin dans la mâture

au-dessus du bateau sur mer et je la bois.


Chérir à tous les temps colle aux intempéries

ta jolie larme a le goût salé des embruns

c'est la plus belle perle des orfèvreries

que je sertis sans cesse aux mots mes vieux emprunts 

mercredi 23 mars 2022

Passées les catacombes



À présent c'est la guerre et les feuilles bombent

un regard accroché qui me pêche à la ligne

a bien su m'empêcher de décompter les tombes


Un regard absolu dont le bleu clair assigne

à se tenir peinard au fond des catacombes

où mon verbe attendu n'attend plus que son signe


Où l'amour éperdu se retrouve en poème

ironisant l'horreur et rêvant d'arc-en-ciel

où la Biélorussie ressemble à la Bohème

où les violons violents magnifient l'essentiel


Écrire est un combat qui porte en lui du sens

Il arme la pensée des hommes du terrain

Renforce le moral et porte son essence

Au cœur obscur où naît la flamme au corps d'airain

jeudi 17 mars 2022

Poème à la femme que j'attends



Rien n'est jamais plus long que d'attendre un amour

rien qu'écouter Chopin dit mes fragilités

mais quand la vie s'enfuit c'est d'appel au secours


Et rien ne vaut jamais l'invincibilité

que confère un instant la beauté qui concourt

à l'union de deux cœurs en leurs civilités


Je cherche à composer pour la femme que j'aime

une suite de mots dont l'esprit farfelu

frôlerait papillon mon état de bohème

et dirait tout d'un coup d'elle et sans qu'on l'ait lue


Nous écrivons en vain le jeu du désespoir

et le moindre écrivain se sert en raccourci

de ton sourire immense et garant de l'espoir

où s'échoue ma passion qui pourtant te poursuit 

lundi 14 mars 2022

Jadis et la guerre



L'ivresse est plus accessible en vrai que l'amour

un avion m'a trompé dans une ligne blanche

et la bombe a tracé son sillon de labour


Elle a semé la mort entre ces quelques planches

à dessein disposées comme un compte à rebours

un menteur a monté le chaos qui s’enclenche


Il est sale et puant son mensonge est dans l'air

il paiera sou pour sou les dégâts s'il vous plaît

le démon de chaque homme est bien dans ses colères

et les enfants blessés survivront à ses plaies


La nuit s'ouvre à notre âme en long chemin de peine

et pourtant malgré tout j'entrevois le printemps

tu te sentiras bien sur les bords de la Seine

aimer c'est se soustraire aux tyrannies du temps 

mardi 8 mars 2022

Margot



Rien ne m'est jamais plus ta beauté du début

que ton premier sourire à mon regard envieux

que ton éclat flagrant composant ton rébus


Rien ne m'est jamais plus ni bien moins sourcilleux

ni moins à conquérir et pourtant je l'ai bu

puis je me suis noyé dans l'eau bleue de tes yeux


Dans le fruit de la nuit la graine est un jour nouveau

notre espoir est la vie triomphant de la mort

et notre amour un signe annonçant les niveaux

que notre monde absurde oublia dans ses torts


Entre nous deux se dresse un immense désert

étendu m'émerveille et réside en un sort

attendu mais que nous combattons d'un ressort

Amour est un étau que l'on sert en dessert