L'envie s'accroche à la volée
j'ai pesé lourdement sur un clavier d'émois
pour à la fin me dévoiler
dans un chaos qui ne provenait que de moi
toujours un peu plus dévoyé
L'âme industrielle a vaincu
l'artisanat du cœur a disparu sans bruit
dans cet enfer a survécu
l'entraille abasourdie dont je porte le fruit
qui ne m’a jamais convaincu
Mais pourquoi donc nous aimons-nous
je prêche en un désert un verbe exécutant
ces idées que l'on sème en nous
la moindre transgression se paye à prix coûtant
d’un froid qui les intestins me noue

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