Tout part en couille ici
le matériel qui date de Mathusalem
n’en aime plus personne
il arrive attrapant au vol
un espace de jeune femme
éperdue dans des interstices
où l'amour est fait de caresses
cette étrangeté m'intéresse.
S'extirper des méandres du paraître
un trait de plume est comme un trait de fusain
la trace improbable d'un brûlis peu contrôlé
mon amour est un miroir où
mon image effacée
laisse place au reflet
de ta beauté.
Comment vais-je ?
Eh bien je vais
j'y vais
de toute façon
nous allons tous vers notre fin
ce qui diffère est juste la manière
(il faut parfois
se garder d'écorcher
son regard à propos d’authentiques beautés
dont l’âme en quête de santé
n'est qu'à l'avance hantée).
Comment s'enlever le vide de la tête
alors qu'il l'occupe à plein ?
Le génie de la vie
c'est d'inventer à tout moment
le moyen de la supporter.
La vérité
c'est qu'en se croyant bien aimé
chacun trouve un prétexte
à passer le temps rassuré
d'une présence et dont l'altérité recourt
irrémédiablement
à l'effacement de ce con
de ce qu'on serait parvenu
finalement à devenir enfin tout seul.

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