Les papillons carbonisés
de ma jeunesse évaporée dans du formol
ont néanmoins fossilisé
ta note en demi dièse et ton baiser bémol
afin de les utiliser
Ma solitude est comme un gage
et ma pupille infinitude écarquillée
l’étrange route où tu m’engages
est carrossable — à toi je suis celui qui est
le premier des derniers en cage
J'ai rembourré ma pauvre barque
avec un peu de mes faux-airs et ton sourire
et les bombards odieux du parc
à pareille beauté s'essouffleront sans rire
autant que les odieuses Parques
Alors on se sent mal à terre
une idylle est finie le désir est mortel
on n'a de goût que délétère
on n’a de sentiments que dans un grand bordel
et de passion que pour l'amer

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