dimanche 4 janvier 2026

Mal à terre



Les papillons carbonisés

de ma jeunesse évaporée dans du formol

ont néanmoins fossilisé

ta note en demi dièse et ton baiser bémol

afin de les utiliser


Ma solitude est comme un gage

et ma pupille infinitude écarquillée

l’étrange route où tu m’engages

est carrossable — à toi je suis celui qui est

le premier des derniers en cage


J'ai rembourré ma pauvre barque

avec un peu de mes faux-airs et ton sourire

et les bombards odieux du parc

à pareille beauté s'essouffleront sans rire

autant que les odieuses Parques


Alors on se sent mal à terre

une idylle est finie le désir est mortel

on n'a de goût que délétère

on n’a de sentiments que dans un grand bordel

et de passion que pour l'amer

Aucun commentaire: