J’ai su le rêve phocéen
Marseille étrange et belle inconnue toute nue
blanche comme la peau d’un sein
mais si multiple en décroisant ses avenues
son peuple étant comme un essaim
J’ai pu respirer sans entrain
chaque femme est si belle — on ne sait qui choisir —
et l’air ici c’est comme un train
qui file un bas avant qu’on en ait le loisir
ou qu’on fisse un alexandrin
J’ai vu ce juif arabe errant
le Mistral et son atmosphère qui nous mord
ou son soleil exubérant
le seul espoir en nous c'est celui de ta mort
Ophélie d’un Sud aberrant

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