Dans mes poèmes syncopés
j'effleure mes années (tant de pétales morts)
ou comme les onglets coupés
d'un agenda mené quand à cheval on mord
on trouve un signe à découper
Les mots sont bien les plus sensuels
l'amour est une chose intangible et fluette
on l’écoute il devient sexuel
enfle et s’étend (quand ce ne sont pas des bluettes)
et pourtant n’est pas consensuel
Le sexe d'une femme est un
paradis mou que l’on ne sait jamais tenir
et la passé — miroir éteint —
c'est toujours ce que nous n'avons pas su retenir
alors autant en emporte le tain

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