mercredi 24 juillet 2024

Métal hurlant



J'ai glissé dans ta poche oh ma jolie poupée

des billets amoureux brillant de mille feux

de l'ordinaire en pièces à raccommoder


Rêvant de ta beauté loin de débiles vœux

j’écrivais des versets dont tu n’as pas soupé

poésies renversées consenties comme aveux


J’ai tenté de te vendre en passion démodée

tant de beaux sentiments te pensant l’ingénue

d’un baiser le démon du souffle d’Asmodée

je suis né sous la foudre inouïe de tes bras nus


J'ai caressé tes seins comme on saisit du sable

écrire est un exploit quand on meurt en parlant

mais mon élocution qui n’était que passable

a soudé ton accord à mon métal hurlant

samedi 20 juillet 2024

Icare



Donnez-moi des idées je suis médiocre en tout

je ne sais plus aimer je ne sais plus écrire

et ma plume est un poids que je maudis surtout


Je m’envolais pourtant dans des cieux à décrire

et sous les yeux d’Ariane un fil échu tatoue

dans ma cire fondue des rêves à proscrire


Icare ayant — dès chu trop proche du soleil —

englouti tout espoir en notre mère Égée

trop peu déçu déchu des bornes du sommeil

il m’a fallu créer des formes imagées


Bon train j’allais tissant cette tapisserie

bon tain comme un miroir il faut bien réfléchir

un fil est si fragile et l’eau tapie s’en rit

le Destin c'est la chose impossible à fléchir

mercredi 17 juillet 2024

Calame

 


Écrire est un héritage étrange et sans fonds

qui nous conduit sans fin jusqu'aux extrémités

de la légèreté tant que d'autres s'en font


Recoudre au fil des mots tous ces manteaux mités

quand soudain je m’en vêts tant que d’autres s’en vont

chaque phrase ressemble à mes calamités


Qui saisit son calame y tait sa calme âme — oui —

la plume avant de servir à voler décore

échangeant plomb par or et parure et tout ouïe

se fond lentement dans l’épuisement des corps


À des bribes de pluie pianotant sur mes doigts

je dois tant de billets (de pensées par e-mail)

en banques de données qu’inverse à leur endroit

j'extraie la lumière en mes levers de sommeil

mardi 9 juillet 2024

L'escalade d'engagement



Je subis le biais des coûts irrécupérables

en attendant le temps de la séparation

je me sens fort et faible et je suis misérable


Un désir est l'oubli de nos obligations

je recule et j’ai peur et pourtant je m’ensable

à la fin tout perdu dans cette inhibition


Le froid d'un univers est un décor abscons

j’ai sacrifié ma vie sans pouvoir te quitter

coupable au moins je crois d’une offre de gascon

mais quand tu es partie je n’ai pu m’acquitter


J'ai rêvé de tes seins sans plus rien à la place

un cœur était à vendre et voulant l'acheter

je n'ai plus su te plaire et la pluie me remplace

en amour incertain face à nos lâchetés

vendredi 5 juillet 2024

Rêver peut-être



Chaque amour illusoire est un vrai souvenir

il compte autant souvent que le premier baiser

sa mise en scène importe autant que l’avenir


On scénarise à fond son fond quitte à biaiser

mais on sait que sa forme est un jour à venir

on sait que notre viande est un jour à braiser


L'amour se dessine en pointillés comme un rêve 

interrompu par un instant paradoxal

et pourtant d'un sommeil apparemment sans trêve

un visage apparu s'est posé dans ma salle


À l’écran ma nuit blanche est dans mon cinéma

m’endormant à son dos des beautés y défilent

et peut-être un instant lorsque j’en perds le fil

le besoin fait un fruit de ce qu’on abima

lundi 1 juillet 2024

Obsédé textuel



Ma tête est remplie de ces mots qui s'amoncellent

et pourtant moi je ne leur ai rien demandé

je n'en fais pas la Bible et bien moins un missel


Un petit chant parfois qu'on m'aurait commandé

la partition salée d’un breton demi-sel

un beau coup de filet de mes mots ramendé


J'ai bu dans ton œillade un nectar incroyable

une salive immense alimentant mon cœur

et cette déraison qui semblait improbable

où je me suis échoué sans la moindre rancœur


Rien n'arrête en vrai la volonté d'écriture

elle est un grand barrage en passe de céder

mais seulement sa vérité c'est la rupture

on ne peut l'arrêter juste en être obsédé

jeudi 27 juin 2024

Plomb

 


Dans la légende il est dit qu’on le change en or

en vrai quand l’un nous leste et l’autre on s’en déleste

on sombre en sa folie lorsque l’on perd le Nord


on fait de grands écarts on semble souple et leste

on sue bien dans le Sud à l’Ouest on s’en honore

cueilli par la pensée qui sait la guerre à l’Est


Écrire est un acte rebelle empli de balles

une chevrotine éclatant dans tous les points

finaux ou moins fins pour un poème à deux balles

un cartouche élevé très haut dans tous les poings


La Poésie c'est la perte de tout contrôle

un orgasme en réalité qui nous échappe

un long cri dans la nuit qui pourtant paraît drôle

et dont le plomb prison s'en vient poser sa chape

mardi 25 juin 2024

Les fées du Huelgoat




Quand je suis chez moi — au bout du Monde — au Huelgoat

au cœur obscur et si mystérieux de la nuit

j'écris sans borne et sans limite — un peu de hâte

à m'éloigner de la faiblesse et de l'ennui —


Si les petites fées se posent sur mon crâne

en se montrant persuasives et turbulentes

elles sont bien de mon poème un filigrane

un sceau percé de ma personne en valse lente


Alors en les cueillant bien au-delà du bois 

les accueillant ici dans ma maison blessée

j'appelle à leur magie qui passe par la voix

la force tellurique et qu'on a délaissée


Tout est si merveilleux si jamais vous saviez

la pierre a son langage et l'arbre a son dialecte

un grand poète est mort ignorant les graviers

j'en fais un beau récit dont les fées se délectent


Infiniment émues mais diablement présentes

on sent leurs doigts ténus nous caresser l'épaule

et parlant en leur nom je sais ce que pressentent

à raison ces beautés de l'équateur aux pôles


Il y a dans ces yeux l'invention des couleurs

et clignant la paupière un peu de leurs nuances

un infini troublant qui porte mes douleurs

un charme irrésistible écrasant d'influences


Idiot — j'ai fabriqué des âmes de papier

que j'ai voulu brûler du feu de mes tourments

mais l'aimant tant de fait je ne pouvais qu'épier

le geste abstrus d'un magicien dont le tour ment


Merlin réponds-moi de ta prison de verre

offre à tes jolies fées des paroles magiques

et sauve ainsi mes murs et ma prison de pierres

épargne-moi parrain de mon destin tragique


En dépassant le dépensé de pesants d'or

il a fallu combler mes dettes littéraires

et rêver bien plus fort au moins quand je m’endors

aux délicates fées à moi thuriféraires

jeudi 20 juin 2024

Subir



Construire un avenir est un château de cartes

on croyait qu’il faisait si beau mais il a plu

la météo de vie chaque fois s’en écarte


On se croyait dans Kafka ce roman qui nous plût

lecteur ayant tiré dans son chapeau Descartes

et la nuit s’éteint l'idée que nous n'avons plus


J'ai posé sur ta peau le baiser de mes lettres

une idée n'est pas à l'abri d'une injonction

dans chaque parenthèse est mon moyen de l'être

(un peu péremptoire afin d’être en conjonction)


La femme allant vers moi n'aura l'envie de rien

c’est toi probablement qui peuplant mes lubies

bâtis ce bateau-fort — arche au vent saharien —

si tu n'inventes pas ta vie tu la subis

dimanche 16 juin 2024

Déshabillage



J'ai bouffé ma portion du tas des passions tristes

et la maladresse est gauche aux mains sans cet atout

qu’on dit extrême aussi quand on n’est que centriste


Un peu de foi mauvaise un brin de ton « me too »

de dépression de son réflexe ethnocentriste

il faut partir de rien pour arriver à tout


Chemin faisant j'eus l'heur — oh ! Fut-il mal ou bon —

de te rencontrer là sans préméditation

dans un « Roman » façon Rimbaud dans un rebond

dans un parc — au Luco (sa translittération)


J’ai mis nos sentiments sur une balançoire

et la beauté de ton déshabillé de soie

chaque jour est pour moi l’idée d’un nouveau soir

aimer c'est se laisser déshabiller de soi

mercredi 12 juin 2024

Sans pitié



En nouant tes cheveux j'étais comme Alexandre

enflammé de faire et défaire un nœud gordien

d’une flèche embrasée que l’on retrouve en cendre


En résumé j’étais ton mec et ton indien

sauvage à volonté de prendre et de descendre

un peu de ton tropique au long d’un méridien


Le début de la fin c'est la faim de débuts

j'écrirai ta beauté sur tes lignes de main

tatouerai tout autour un étrange rébus

si tu tiens le pari j’applaudis dès demain


Rien n'est jamais plus loin de ce qui semble près

que ce désir absent qui masque l’amitié

que l'illusion cachée de ce que l'on croit prêt

la nuit qui nous attire est pour nous sans pitié

lundi 10 juin 2024

Inespéré



Je veux trouver les mots racontant ta beauté

les courbes de ton corps en pleins et déliés

mon écriture enfin pour peindre un verbe ôté


Tu es mon merveilleux sujet ma folle alliée

l’important complément — ma femme et ma moitié —

mon modèle absolu — vers toi je suis allé


J'ai décousu ta bouche afin de t'embrasser

tu m’as lancé des mots tentants que j’apprenais

la langue est un organe étrangement pressé

l'effondrement du reste un stade où l'on renaît


L'idée d'un avenir est dans sa traduction

nos longues discussions souvent m’ont inspiré

je vais conclure ainsi mais sans introduction

nous cherchons tous un grand amour inespéré

mercredi 5 juin 2024

Entrelacs



Se rendre aimable et beau dans la littérature

est une tentative est une gageure

une étrange écriture ignorant sa lecture


Un peu de nuit rajoute à la beauté du jour

aucun amour enfin n'est une conjecture

alors on se comporte à la façon d’un joueur


On balance les dais par un trou de mémoire

au sein d’un grand ouvrage et de ses poésies

la balançoire oscille au sein d’un vieux grimoire

et sa magie nous semble une grande hérésie


Mais rien ne justifie de nous pendre haut et court

à la corde infamante au couloir insensé

de la piste à l’étoile (enluminé discours)

aux entrelacs d’Irlande éclairant mes pensées

mardi 4 juin 2024

En Baie des Trépassés



L'avenir au début n'est qu'un point du passé

juste un reflet dans l’eau de ce fleuve inconstant

qui nous conduit toujours en Baie des Trépassés


Là-bas je suis peuplé des spectres me hantant

me récitant des corps de texte dépecés

j'écris pour vous donner un supplément de temps


La nuit commence en se privant de son sommeil

— elle est brune elle est belle et remplie d’une envie —

le jour ensuite en se privant de son soleil

— il est blond (blé d’Ukraine) il est toujours en vie —


Du bout du Monde ainsi dont je défie Satan

de l’ancien temps perdu d’un Roman qui s’écrie

qu’on n'est pas sourcilleux quand on a dix-sept ans

j'ai décidé de t'aimer dans les mots que j'écris

samedi 1 juin 2024

Calme

 


L'obscurité de ta lumière en contre-jour

est pareille à cette image aux tréfonds de mes yeux

ce clair-obscur épais qui m’obsède toujours


Écrivant ta beauté je me souviens du mieux

cet ennemi du bien dont tu fis des ajours

et je sais néanmoins que ce n’est qu’un vœux pieux


J'irai rechercher dans les recoins de ton âme

un peu de nourriture à partager ma chère

un peu de notre vie beaucoup de notre drame

en feu barbecue comme on se grille les chairs


Et vibrant sur le grill en crépitant pour toi

je me suis enfumé de ces bruits qu’on acclame

alors que le bûcher c’est bien lui qu’on nettoie

vivre est la solution pour être seul au calme

dimanche 26 mai 2024

Otage



J'avais quinze ans quand sa bouche de jeune fille

est doucement venue se poser sur la mienne

un souvenir est au sein de nos vies qui défilent


Elle était brune et nue comme on est bohémienne

et moi j’étais puceau tout mince et comme un fil

au versant féminin sans fantaisie lesbienne


On se rêve soi-même en feignant d’écouter

comme un vilain poisson j’étais pris par une ouïe

(sorti de l’eau fermée j’essayais d’écourter)

la beauté féminine est un soleil inouï


Souvent nous recevons des coups de pieds occultes

à chaque échec en plus je saute d'un étage

à chaque inspiration je me sens plus inculte

à chaque hésitation mon cœur est en otage

vendredi 24 mai 2024

Rouge éclatant



La douceur de ta peau (souvenir éternel)
est le fruit des passions qui s’envolent au vent
la voie lactée future à ton sein maternel

On est bien loin du sexe et des aveux décevants
du mercantilisme et loin du désir charnel
l'amour est un baiser qui se vole en rêvant

Ton ventre rebondi c'est ma Terre promise
un peu de chair humaine et de fertilité
sur quoi tisser enfin ta robe et ma chemise
— un peu de lin de chanvre et plein d’habiletés —

Rien n'est vraiment plus beau qu'un féminin sourire
un vrai soleil levant nourrissant le regard
abreuvant notre espoir oubliant de mourir
et le tien dans son grand rouge éclatant s’égare

mardi 21 mai 2024

Les jeux à somm’ non nulle

 


J'ai des étrangetés lancées au pied du mur

et poussant champignons tout au long des pensées

dans chaque relation l’affect est une armure


Il est un fantôme en matériaux compensés

comme un bateau saoulé voguant bâbord amure

évitant de compter l’énergie dépensée


Dans chaque événement la source est intangible

elle amène à ce fruit dont nous crevons d'emblée

mais tout en jaillissant elle est incorrigible

elle est ce don nous dont nous récoltons le blé


J'ai l'image à l'esprit que je transforme en mots

définie dans mes doigts de l’ongle à la lunule

afin de te convaincre (on est des animaux)

qu’on n’est rien que des pions de jeux à somm’ non nulle

vendredi 17 mai 2024

La couleur des mots

 


Je n'écrirai jamais sans suivre ton pinceau

sans ressentir enfin ta caresse artistique

et me sentir au moins un petit peu moins sot


L'apparence est toujours une illusion d'optique

et je garde à mon doigt soigneusement le sceau

qui vient sceller de sang notre union cathartique


Écrire en Poésie c'est créer de l'ambiance

un jazz au nœud gordien dont les fils se dénouent

la femme en sait l’effet l’homme en fait la sapience

un temps qui passe est juste un espace entre nous


Quelques idées du Monde ont changé ma vision

le contraste est puissant — « Capitaine » est « Némo » —

comme un adage ancien qu’on tourne en dérision

ma plume est ce pinceau dans la couleur des mots

mercredi 15 mai 2024

Survivre

 


Chaque nuit m'accompagne en serrant mon squelette

et le matin survient ramassant tous les os

les broyant en la poudre essaimant ma palette


Et ce petit infect et son dégât des eaux

tout inondé de l’arme en forme d’arbalète

équipe de carreaux le renégat des mots


L'attirance poreuse est une incertitude

elle est une illusion qui nous berce d'espoirs

alors qu’en l’hémisphère où change l’attitude

un cerveau ne voit plus le fromage et la poire


Un désir attirant n'est jamais deviné

ce n’est qu’à la limite une autre suggestion

quoi qu’il en soit de nous lorsque l’on a du nez

survivre est un effort et vivre une question

dimanche 12 mai 2024

Plier le poème

 


Dans un essor abstrus ta flamme immense m’ardre*

et comment saurais-tu de quel bois je me chauffe

(un fruit de nos désirs est pendu sous son arbre)


Il y a du bien-être où ta peau me réchauffe

— en dépit des beautés je suis resté de marbre —

on est récompensé comme on est sain et sauf


Aimer céder au mâle et ce peu de terrain

mais tu le peux vraiment tant je me montre altruiste

et d’imagination le creuset de tes reins

d'amour imaginé n'est qu'une passion triste


Aimer la liberté c'est aimer la contrainte

un paradoxe extra’ (le reste est à vomir)

on peut se montrer chaste en rêvant d’une étreinte

il est temps de plier le poème et dormir


* "La Terre sent la flamme immense ardre ses flancs." — (José-Maria de Heredia, La Chasse, in Les Trophées)

vendredi 10 mai 2024

Dépensé

 


L'espoir est un navire errant au vague-à-l'âme

au creux de ton épaule il y a la beauté

la calligraphie sacrée qu’y trace mon calame


est l’ultime expression de cette robe ôtée

l’ultime achèvement de la tempête au calme

un orgasme enrichi d’un port escamoté


Tu dis "une aventure" en parlant de l'amour

et quelle exploration revêtirait donc elle

on sait bien mieux parler de propos que d'humour

à moins que l'on s'oublie dans tes bas de dentelles


À moins que l’on oublie les ébats de demain

les doigts tâchés de l’encre à l’argent dépensé

d’un tel aquamanile on se lave les mains

je n'écrirai plus rien qui ne soit tes pensées

mardi 7 mai 2024

Le destin

 


Le destin comme un fil est l’image qu’on tisse

il déteste l'amour et j'abhorre adorer

le désir est le fruit d'identités factices


on lui trouve un peu trop d’importance arriérée

quoi qu’il pousse un peu comme une plante adventice

on lui trouve un prétexte une excuse avariée


Le destin ce cocon que l’on défile en soie

que l’on défie parfois le coupant dans sa main

« Mektoub » on l’appelle et pourtant quoi qu’il en soit

mon idéal éphémère est un brin féminin


Je ne connais pas la fille qui m'aimerait

ni dans l'ombre de la mort un beau sourire

un instant m'interroge elle se tromperait

tant mon physique assez souvent prête à rire

samedi 4 mai 2024

Cataclysme

 


Ce qu'on nomme "l'Amour" est une escroquerie

la plus vaste et la pire aux relents de cadavres

et de ces morts-vivants quoi qu'un jour on en rie


Ne me reste un peu moins qui nous soit un bel havre

un jardin de l’Éden une ménagerie

de Noé l’arche ultime et le temps qui nous navre


Une lumière obscure est juste fascinante

elle est un phare étrange attirant nos regards

une douleur atroce et souvent lancinante

un viol inattendu venant sans crier gare


À chaque fois je suis dans mon effondrement

je pense à ta beauté qui s'éloigne de moi

la ruine de ma vie n'est pas sans fondements

Toi mon beau cataclysme et ses poussées d'émoi

vendredi 3 mai 2024

Hirondelle

 


Je voudrais inventer un langage absolu

compréhensible et fort et sans être traduit

qu'il soit dit rédigé décodé qu'il soit lu


La parole s’envole et le Verbe éconduit

l'enfer est un morceau de paradis perdu

rêver demain c'est déjà penser aujourd'hui


Je virevolte en vain pépiant sans pitié

ma main se pose en nuit couchante et délicate

où la dune est ton sein qui fait ma piété

pour ta beauté naturelle et sans silicates


Étant cet oiseau migrateur et sans foyer

je me cache du temps quand s’écoule le sable

et tant je mets d’écrits je me trouve effrayé

le bonheur est une hirondelle insaisissable