Variation sur un vers de Rimbaud retranscrit par Mirbeau, et l'hypothèse de deux textes ne faisant - à mon avis - qu'un et rapportés par Verlaine après leur audition. L'objectif est ici de retranscrire, conformément à la structure suggérée par Verlaine (52 vers), l'ambiance qu'un seul vers - "L'éternel craquement des sabots dans les cours" - m'a insufflée.
Ils ont teinté la nuit d'un carillon
d'éclairs,
Arraisonné l'ennui dans sa barque
platine
Et de pâleurs d'aurore ont serti –
sabre au clair –
Des chancres à dorure aux glottes
palatines.
Dans l'abstruse noirceur ils ont taillé
la brèche,
Tranché la gorge aux sœurs des
radeaux de Méduse,
Traîné l'âne et le bœuf en dehors
de la crèche,
Ils ont crevé dans l’œuf ce qui
ronge et nous use.
Ces veilleurs t'ont sortie de ton
obscurantisme,
Courtisane Paris, Toi la Ville aux
lumières,
Comme du cauchemar d'un honteux
despotisme
Où le pouvoir infâme eut cousu tes
paupières.
Fallait-il que l'on coupe la tête à
ton roi
Pour que renaisse un hydre aux
multiples facettes ?
– Ô Commune sordide, oh ! Si
sainte est ta Croix,
Que l'on mène à la soupe un bon
peuple obsolète ! –
Or, on a ressorti les préfets
innommables,
Revanchards assortis d'une haine
ampoulée
Pour ce peuple empressé par les jus
innombrables
Des raisins du progrès dont les roues
sont ourlées.
On a fait de valets des horribles
saigneurs,
D'un poème avalé le filet d'un
rétiaire,
D'une dit hérésie le maillot d'un
baigneur,
De cette anesthésie le ferment d'un
bestiaire.
Tour à tour sont sorties les sept
plaies de l’Égypte,
Sur la peau sous l'ortie de la belle
obélisque,
Impériale Paris, à Saint-Denis tes
cryptes
Font des rois dépéris des stigmates à
risque.
Au final est venu l'Ange Exterminateur
– minuscule remugle – assénant de
sa hargne,
les scarifications dont on sait
puanteur,
Et dont les punitions de survivre
t'épargnent !
Si les rois n'ont pas chu dans ce jour
de tempête,
"Comme l'Homme est un être social, le Bonheur est un fait social, et les sociétés qui l'effleurent sont celles qui tendent vers l'égalité et nivellent les disparités tout en sachant les préserver."
"Il serait temps que les minorités nanties comprennent que leur malheur s'accroît à mesure des richesses qu'elles accumulent, au détriment des majorités qu'elles craignent, toujours plus grandes, plus miséreuses et plus envieuses."
Vous
et moi, nous sommes des réfugiés. Réfugiés de nos envies et de
nos peurs, Réfugiés des revers et des rancœurs, Nos Sangatte
à nous sont nos oreillers.
Tant
de passerelles vers le sommeil Et de ferries vers notre vie
rêvée, A peine clandestins mais passagers, Nos Sangatte à
nous sont à tous pareils...
Il
y a des frontières sans oppresseurs Et une hélice au pays des
merveilles Qui nous mène en bateau comme au soleil, Nos
Sangatte à nous, d'espoir ont lueur.
Vous et moi, nous sommes des
réfugiés. Aux confins des territoires du cœur, Nous
partageons, mes frères et mes sœurs, Sangatte sans cesse
recommencé.
Si loin de Bora-Bora, vingt ans dépecés,
j'ai croisé bord à bord avec les caravelles
de Colomb l'hérétique aux rêves insensés,
qui s'offrit l'Amérique en vache à lait qui vêle.
J'ai vu ces cinq cents ans aux gréements orgueilleux,
gonflés et séduisants d'un hoquet atlantique,
croiser mon bateau gris sous les cieux sourcilleux
d'un Abel amaigri par le cancer tropique.
J'ai croisé notre histoire en voiles déployées,
impudique et notoirement télescopique :
j'avais beau me pincer, j'avais beau m'employer,
le fruit de mes pensées était au point critique,
au point de non-retour où la mémoire émue
s'effondre à mon contour telle une peau de mue.
Ils me manquent parfois l'air doux, le vent d'Angers,
la procession de fois face à nos surdités,
ces sentiments qu'il faut que je revende en jets
de vers d'un vert qui faux, traduit leur nudité...
Sur la corne d'Aubance et l'aqueux mou Layon,
en joue feu ma bombance a mû d'où le corps niche,
et la mémoire aussi se retrouve en haillons,
tant ma pendule oscille entre deux hémistiches.
J'étais entre les mains d'un génie statuaire,
mais les après-demains sont privés en désir,
comme du séneçon le grain : le statut erre...
Des raisins ce ne sont pas des jus traits des ires,
mon passé - l'adipeux - crie : "chaud devant ! Danger !"
d'amours floues qu'en dits, peu me chaut de vendanger.
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c'est à dire peinte en une soirée et de manière compulsive,
contraire...
Sans plus de lendemain
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*Cette mer est tienne.*
*Tu seras nautonier en clairvoyance.*
*...
Grande-Burne ( Genèse )
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Préambule : Grande-Burne est un personnage créé par François Cavana à
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chapitre. Pour...
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Cocon
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autour.
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m'extrai...