mercredi 4 août 2010

La volante








À Hugo, mon fils.


Ce n'est pas chercher à plaire
il est trop tard quand il a plu
ce n'est pas chercher à faire
pleurer, quand on en fit des fûts
et des défis défunts
et des faims et des fins
et des points à la ligne
et des mouches voletant comme au cou de nos signes
péchés originels
inclinations insignes
et pâles ritournelles
rythmées par les quatre temps de la pêche au lancer
– métronome au monde
en regardant son fils fouetter l'air de sa soie sans se lasser –
et de la mélodie de la vie de tout être à la ronde.

Un jour
Mon Garçon
je t'expliquerai que quelque frontière que l'on franchisse
on est rattrapé par la volante
un jour que tu t'abreuveras de cette encre
comme des rivières coulant au creux des lies de l'existence
parfois
ainsi que l'étaient le Styx et le Léthé
dans les veines du marbre des théogonies hellènes
dans l'écriture d'Homère dont on ne sait s'il écrivit ni s'il vécut vraiment
dans les fables d'Hésiode entre l'oubli et la haine
la Terre est innervée d'eau pour que nul élément ne soit dissociable de l'autre
nous n'en sommes que ses pantins brutaux
au théâtre de l'incompréhension
tirés à quatre fils
à quatre épingles
aux épines de la rose alchimique
où nos âmes sont ornées de plumes de coqs
pour faire mouche comme sur des lèvres de courtisanes
ou piquées à celles des salmonidés
la rose du péché...
la Rose, comme à Pont-Croix
cet endroit magique où je t'appris les gestes élémentaires de la pêche à l'anglaise
la Rose que l'on dit aussi « dour marc'ho » – les eaux de la mort –
comme quoi la mythologie n'est jamais loin...
Je t'apprendrai par ces mots ainsi que je le fis par les gestes
que le fil que nous tendons au-dessus de la surface d'un miroir
est la vraie réponse à nos interrogations sur nous :
peut-on percer ? transpercer ? la peau liquide de ce qui nous fuit comme une anguille ?
chaque truite attrapée t'en sera le mystère en cours d'accomplissement...
Chaque pratique prend son sens au regard de ce qu'elle recouvre
même la plus anodine.
Nous ne sommes pas ce que nous pensons, mais ce que nous faisons.
Depuis les vêpres des prés – sauterelle oubliée –
jusqu'aux leurres usités des éclats de ta bouche
il n'y a canne dépliée
que pour que tu prennes la mouche.

Ce n'est pas pour chercher à plaire
c'est bien mieux avant qu'il n'ait plu !
lorsque l'orage gronde en l'air
des poissons, il y en a plus !
Et des fils (des fins)
s'emmêlant insidieusement aux cieux incertains
prouvent notre impatience
les fils emmêlés sont les secrets de nos enfances !
C'est en apprenant à les dénouer
doucement
avec méticulosité
en défaisant les entrelacs
que l'on apprend sur soi.
Et qu'enfin
on peut se mettre à pêcher les truites
sur les rivières de Dieu
les espérant instruites
de notre quête du Mieux.

lundi 2 août 2010

Bouche au Bé





Ma stéréo fine et austère
se fait entendre en Finistère :
c'est ma phonie à demis-mots
qui sourde des cris animaux.

Le son, comme un blé que l'on fauche,
choit d'une façon vile et gauche,
puis, monte-en-l'air en droite file,
vole au secours des hémophiles.

Car il n'est jamais autant d'hèmes
que dans le sens des mots « je t'aime »,
et toutes ces fleurs d'émotions
plasmolysées à leur potion.

Quand nos vies sans Vienne s'en vont
et nos nuits s'en viennent sans fond,
Sans néons dans ce noir néant,
le vers valse à pas de géant !

Il est pareil à un ressort
pour conjurer le mauvais sort
des jurons qu'on enlève au soir,
il sort son jus de l'oppressoir.

A mon dragon dès lors perdu,
fleur de fusil, fruit des pendus,
à la mandragore essentielle,
Je m'écrirai au vingtième ciel,

en respirant la bouche bée
les mots de l'îlot du Grand Bé,
qu'il n'est jamais château brillant
qu'au bout du monde et en priant !

mercredi 28 juillet 2010

Désamour

Bien des histoires dures perdurent,
faisant tampons des wagons du temps,
mais quand vient le moment de conclure,
on ne s'aime pas moins pour autant.

Bien de ces chansons douces courroucent
quand un couple est couplet finissant,
mais la belle blonde, brune ou rousse,
on ne l'aime pas moins pour autant.

Puisque tout début signe une fin,
que c'est là la loi des partitions,
ne retenons juste qu'un refrain
aux chansons de nos séparations.

Bien des refrains ont fait fi des freins
retenus par des serments latents,
et si l'on en perdit son latin,
on ne s'aime pas moins pour autant.

Bien des poèmes furent écrits
pour parer à nos à-coups de sang,
pour réparer les pleurs et les cris,
mais les aime-t-on plus pour autant ?


Ceci est le 600ème poème que j'écris ou réécris depuis avril 2005...
Une coïncidence. 600 poèmes... 600 raisons de vivre et de le faire partager.
600 raisons de penser à soi et de pardonner...
600 raisons de comprendre que le bonheur ne réside qu'en la simple réalisation de nos désirs initiaux.

Je vous embrasse et vous souhaite le meilleur.

Micha

samedi 24 juillet 2010

Invitation aux calligrammes

J'aurais aimé vous servir des textes très savants traitant des calligrammes. En fin de compte, il semble que ce soit aussi rare que les calligrammes eux-mêmes, cette invention de Guillaume Apollinaire - dont nul n'est sans ignorer qu'il est un de mes poètes-phares - pour laquelle j'ai souhaité poursuivre l'investigation.
Ce faisant, c'est donc humblement que je m'efforcerai de décrire ici, avec mes mots, les propriétés particulières et les forces de ces réalisations.
Le propre du calligramme est d'être à la fois le contenu et son contenant, d'être une image qui appelle l'oeil, et l'invitation à sa dissection. Sa forme globale donne le thème du poème qu'il suggère et porte comme une femme enceinte. Le calligramme est pregnant. Il est image et texte à la fois. Il est double. Comme nous... Il est pictural, c'est de loin qu'il attire, et de près, comme les petits coups de pinceau des impressionistes, il révèle l'intensité de ce qui le finalise. Le calligramme est le propre du paradoxalisme : il est un tout fait de petits riens.
Ce que j'aime dans mes calligrammes, c'est qu'ils font rire les enfants, c'est qu'ils provoquent l'intérêt curieux de vieux didacticiens du verbe triomphant, c'est qu'ils sont la forme la plus provocatrice de ma poésie débridée.
Qu'est-ce que la création ?
Une image dans la tête à laquelle on cherche à faire correspondre les mots de notre langue...
Un Calligramme.

Voir : http://kalligram.blogspot.com/

jeudi 22 juillet 2010

Premier manifeste paradoxaliste






Merci Sartre !
Depuis ton passage désastreux
depuis ton vin tiré du bac philo
- phylloxera, oui ! -
nous subissons le poids de la société de l'existentialisme
et des greffons américains
où se nécrose le cru de l'encre
dans l'achevé des discussions sur "l'identité nationale"
merci Sartre !
L'heur n'est plus aux muscles des deux magots
ni plus qu'à la bourgeoisie fébrile
se réunissant pour refaire un monde qui n'appartient qu'à son intellectualisme veule
décidant du fond
décidant de la forme
décédant de ses enfants morts-nés
décidant des préceptes de mois éculés
mai
mais
les vrais enfants de ces mois stériles
sont ceux qui les ont vu du ventre de leur mère !
Il faut chasser comme une mauvaise mouche
la dictature de la pensée
cet espèce de conformisme puant
faussement gauchiste
englué de parisianisme dégoulinant
et saturé de ses circonlocutions abstruses
qui nous ont mené à ça !
S'il me fallait décapiter le cadavre de Sartre
à défaut de tuer son œuvre délétère
Je le ferais devant vous par cette guillotine
l'existentialisme est une valeur morte !
Un non-sens consumériste
qui nous pèse
qui nous baise
qui fabrique des générations de chômeurs dociles
des esclaves modernes
des pays en viol de développement
des calottes polaires en fonte précipitée
des sexes décalottés devant la mémoire des génocides
d'affreuses valeurs bien pensantes au derrière sale !
Quitte à se faire enculer
que ce soit muni de notre courage
et de notre franc-parlé
et des lettres de nos rages
en maudissant les génies sortis de la lampe des trente glorieuses
comme de la cuisse de Jupiter
écartée dans un Gonzo d'agapes où tous se la touchent
le cinéma de notre pseudo-littérature actuelle
sa fatuité
sa pauvreté
sa stérilité.

Maintenant
Il faut se servir des Saints Jean baptismaux
et nous baigner à nouveau dans le poème
ainsi que nous l'eut proposé Rimbaud.
Il faut extirper l'écharde
écrire les jeux
les "JE"
et de toute la force de nos mots
suivre le chemin de ces chansons qui nous ont inspiré
et nier
nier l'absurdité du passé qui nous a précédé
et ne pourra pas nous succéder
car tout passé nous est mort
tout passé nous est tombe
et ses errances tombent
en tristes matamores...

Nous sommes sortis du ruisseau
et de nos fières pauvretés
du flux des caniveaux
pour nos poésie émiettées !
D'un flux dit RSS
pour enfin leur jeter
des croix où naguère, en URSS
on eut dit cimetière à ces gestes damnés.
Peu importe la forme
peu importe le son
peu importe la norme
peu me chaut la leçon
en nos lettres la vie
doit retrouver du sang
et le décent lavis
d'un décor innocent.
Nous devons nous rejoindre
fabulistes du mieux
Cet accord est le moindre
à nos verbes gracieux.
Battons les blés dans des gerbes splendides !
et nos vomis imagés
sur ces vides putrides.
Jongleurs de mots
souffleurs de vers
soyons anormaux
sans être pervers
soyons initiés
initiateurs
de cette branche sciée
prestidigitateurs
prestes agitateurs
des frondaisons que l'on taille à la nouvelle saison venue
torchons les nues !
et les serviettes seront bien gardées
ah la vache !
les cadres et leur ministères
les gros bobos de la vie trônant dans leurs tricots stériles
les Marcel pris d'assaut dans leur tour d'y voir
les présidents de sagesse qu'on arrache
l'ordre du désordre consenti, consensus, convenu
la cohorte de tous les parvenus.
On trouve plus d'imagination dans le cerveau d'un Homme LIBRE
que dans l'attache-case d'un technocrate
et plus de sentiments qui vibrent
que dans un carnet de bal phallocrate...

Finalement, je n'en veux plus à Sartre :
il a fait son temps et ses humeurs
et tout cela s'entartre
sans que l'on ose tirer la chasse
les bouches des goûts sont décorées de dartres
comme des décennies putains n'ayant pipé mot
comme des sourires qui meurent
comme des Falachas
pendus au scion d'une ligne de leurres
de mensongers émaux...
Non, nous ne sommes rien
et puis nous sommes TOUT
nous n'écrivons pas mieux
n'écrivons pas moins bien
nous sommes dispendieux
et puis nous sommes fous
nous sommes nos contraires
n'est dévot ni con traire !
S'il faut que nos contradictions
soit le pivot de nos géodes
et nos paradictions
l'arraison de nos odes
brisons les sphères de cristal où s'étiole aujourd'hui le verbe
et les mondes bienséants trinquant à la pensée de la misère au paroxysme
rasons – la barbe ! – les édifices de notre plume acerbe
et sans dessus dessous, indécents, dressons le paradoxalisme.

mardi 20 juillet 2010

Interlude






La voix de la raison,
C'est bien la voie des cons !
La voix du cœur,
La voie des chieurs !
Seule compte pour moi,
L'irrésistible voie
Bordée de ballasts,
comme des salves
de bordels slaves,
de « lost but not the last »,
de pas perdus
pourtant pas perdus du tout !
de papers dus
alors que l'on s'en fout,
symboles de notre irréductible indépendance
– la richesse du pauvre –
tant que le beau est mien,
suivant la trace de la vouivre,
et de ses caténaires
l'électrochoc et l'impédance
l'horizon quaternaire
des dimensions nouvelles
d'un Edgar Allan Poe !

L'écriture est constituée des mêmes éléments que les infrastructures ferroviaires :
d'abord la ligne.
La ligne
imperturbable
gravée dans la chair de la terre
avec la parallèle des deux pointes écartées d'une plume
laissant couler l'encre d'un poulpe qui s'enfuit
l'ocre de toute fuite
parce que partir c'est fuir
parce que vivre c'est fuir
parce qu'écrire c'est fuir
parce que rimbalder c'est s'enfuir en courant
parce que tomber amoureuse, amoureux
c'est ne jamais boucher son trou
c'est ne jamais cautériser
ne pas poser de cathéter
sur les maux ni les caténaires !
C'est laisser s'en aller
les spectres de nos ombres
au Léthé sans retour
au sein duquel on sombre
pour rejaillir ailé
dans les volutes d'un vautour.

Ensuite un chemin de traverses
des clous
des bouts de bois
et nos mains que transpercent
chaque vibration
chaque rebond
chaque jointure qui craque
chaque rail que l'été dilate
suspendus que nous sommes au temps qui s'écoule
comme un nœud
ferroviaire
et qui nous asphyxie
mais nous retiens
dans la suite à donner
et le but à atteindre.

Enfin, il y a les stations
lorsque l'on trébuche
et que d'un trait bouches
baisers
ostentations
s'offrent aux adieux dessinés par les regards désespérés des lecteurs de romans de gare
ou de guerre lasse
ceux-là mêmes s'imaginant un sens à leur vie
dirigée par le chef de la-dite gare
où les ombres des amours virtuelles se prélassent...
truuuuuuuuuuut !
truuuuuuuuuuut !
Personne n'a plus les manettes !
C'est à couper le sifflet.
Des yeux pleurent
des oignons, des peluches
les peaux desquament
et la vie change avec les kilomètres qui éloignent
avec les kilogrammes
avec les années de l'existence que le chemin de fer tatoue
avec les poèmes et les calligrammes
et le fil incarné de tant d'angoisses passagères.

Mais voyager le long des voies ferrées
comme un mousquetaire au service de la reine Micheline,
emprunter les rames d'un ferry pestiféré
et les rimes des veines de notre adrénaline,
conduit à la question subsidiaire :
si demain m'est aujourd'hui
que reste-t-il d'hier ?
Nous sommes les écorchés éconduits
de locomotives sans pilotes,
d'un leitmotiv où polyglottes
épuisent leurs salives
sur des solives
et des lambourdes
de bourdes
formant le plancher des vaches regardant passer les trains.
Des populations de veaux échappent à cet entrain.
Seuls
quelques irrépressibles compulsifs
veulent
se prouver que l'illusion du mouvement perpétuel
échappe aux lois de la thermodynamique
que l'équilibre instable est ostensible
que les lois et les genres
et que les lois du genre
sont des concepts poussifs
au regard des cordes sensibles
à l'aune des cliquetis
de la dactylographie
des jointures quasi-articulaires
de tout squelette ferroviaire.

Chaque roman s'écrit à la pointe d'un aiguillage
chaque récit se fonde dans un moule
et son métal rugit porté à blanc par tous les mucilages
et par la bave aux lèvres d'enragés tamouls.
Nos laids syndromes en deviennent excellents
et quelques cynodromes pour un mal de chien
rameutent les parias dont on sait le talent
au gré de quelque aria pour un « coteaux de Gien »...
Et puisqu'ils ne se vident que si l'on s'en sert,
puisqu'ils ne regroupent que des pouilleux fumeux,
ils sont ainsi raisins de nos colères
les wagons déprimés du train de nos matins brumeux.
Pour un nouveau départ
une nouvelle gare
un interlude
interlope
entre la naissance et la mort
entre le pain, les jeux, le couteau et la fourchette
entre les vacuités du quotidien
entre les espoirs et les désespoirs
avec pour seuls moteurs
un sentiment de bête humaine
un horizon à disperser
deux traits posés à même l'échine du globe orbiculaire
– afin de ne jamais quitter le champ de nos partitions –
et la peur du vide qu'une obsession nous pousse à combler.

lundi 19 juillet 2010

Ninotchka





À mon ami Morgan Riet, poète.


Il m'apparaît écrire entre les rails du temps
que traverse – ô soupirs – ma note en bas de page,
aux portées d'un Cendrars ou d'autres léviathans
ayant peuplé les arts de mus aréopages.

Nous sommes contenus de tous ces contenants,
autant que grains ténus du fruit de leurs travaux
qu'un germe aléatoire, au flux incontinent,
transperce à l'abattoir des bruits de nos cerveaux.

Et chaque écorce éclate alors en mil soleils,
la pellicule plate est voilée d'autographes,
et chaque Ninotchka cède à sa sœur pareille ;

à chaque nouveau cas s'écrivent paragraphes,
à chaque symphonie sa générale idée,
tous ceux qui sont faux nient la simple vérité.

vendredi 9 juillet 2010

A mes amis (vieux texte tronçonné)




Je sais bien que vous m'avez déjà pardonné
ma prose fumeuse et pas même engagée,
mon âme passagère et mon cœur partagé,
cherchant toujours ailleurs ce qui nous est donné.

Je cherche un cochonnet et n'en suis qu'à pointer...
mais il n'est pas d'odeurs qu'on ne puisse apaiser :
je vous aime mes amis cortomaltésés
dans mes relents de cadavre désappointé.

J'ai fait la cour à tant de poules dans ma vie,
me suis tant abaissé à baiser des compromis,
me suis menti – mutin – comme il n'est pas permis,
que c'est dans ces bassesses que mon cœur survit.

Malgré ce qui m'agrafe et ce qui vous ennuie,
je pends au télégraphe inondé de mes pluies,
« arêtes ! » asséchés – si l'art en sort, oh lui !...
dont les échos se répercutent dans vos nuits.

Heureux que vous eussiez mon prénom défini
dans ce glorieux imparfait qui sent le roussi,
puisque sans vous je n'aurais que du sang souci
à couler d'un plaie-boy vers un gouffre infini.

jeudi 8 juillet 2010

Reflets




Les vers que nous sommes au bout d'un hameçon,
et que tu consommes à des bouts de lignes,
n'ont rien de ces appâts de Fanny Cottençon,
ni de ses premiers pas aux caméras malignes...

Ce sont des vers à soi, cachés dans un cocon,
où les rimes s'assoient, souffrant de crise à Lied,
où les airs de Schubert et nos pieds de cochons,
font autant que m'abhère un axiome d'Euclide.

Ce sont des papillons aux désirs léthargiques,
qu'en quelques pas pillons à marcher sans rien voir,
bourrons notre mémoire à renfort d'antalgiques !

La vie est un grimoire et notre tour d'ivoire ;
le passer comme au jeu n'est qu'un acte de lâche :
c'est s'affronter au « Je » qui fourbit toute hache.

mardi 6 juillet 2010

Paire de claps






D'une paire de claps, le cinéma muait,
ce qu'on fuit nous rattrape et la parole aussi,
fut-elle celle qu'on se – chahut – chat-huait,
ou tant mots « à la con » que le vent en grossit...

Ou Tango le dernier sur les quais de Paris,
que pour trente deniers à la Mutualité,
on ne sut que dénier comme on quitte un mari,
car ne sont que des niais à se croire alités.

Filent films et des fils – cheveux et pellicules –
et l'image de fille accrochant la rétine,
de tirer la bobine où d'autres s'émasculent,
j'ai dessein de combine à chercher ces tétines :

Toutes ses sœurs palpitent au creuset des nuits,
révélant sa pépite au mercure insomniaque
d'un thermomètre honteux de sombrer dans l'ennui
de trente sept et deux dépressivo-maniaques...

Puisqu'un marteau m'abreuve au flux de ses regards
– n'ayant en eux pour preuve un moindre appel intact –
laissons de ses faux-cils le simple cri hagard,
que tranche la faucille à mes manques de tact...

Mais de nos projecteurs on entend le tic-tac,
si nous sommes acteurs, nos vies sont un théâtre :
les planches vermoulues que nos rimes attaquent
ne sont que vers voulus du feu dont on est âtre.

lundi 5 juillet 2010

Lipstick

Lipstick polychrome by Daniel Balavoine on Grooveshark


Il a plu rose – et sans pétale –
dans l'herbier fol de mes vingt ans,
comme une tache qui s'étale
entre deux planches s'écartant.

Faut-il un bout de doigt si sale
et d'un rouet goutte de sang,
pour qu'un dessein dessus dessale
en gemme aux cristaux indécents ?

Nous ne pouvons nous lamenter
sur des amours trop hésitantes,
ni nous trouver de l'âme hantés
par tant de cœurs mis en patente...

Nous ne pouvons rien qu'avancer
sur des irrésistibles sentes,
en oubliant que l'avant c'est
du passé ce que l'on pressente.

Il a plu mauve à mon iris,
la larme sèche à mes erreurs,
les poils des pinceaux se hérissent
comme un cil sous de l'eye-liner ;

et sur la toile aux artifices
où j'ai tendu mes sols pleureurs,
il n'est nul autre bénéfice
que notes en accord mineur.

lundi 21 juin 2010

C'était au temps où Bruxelles brussellait...

Beaucoup d'entre nous semblent ne pas se rendre compte de ce qui se joue en sous-main au sein de notre vieille Europe somatisée par la zone Euro... Nous vivons les dernières heures d'un pays artificiel - la Belgique - en train de s'entre-déchirer pour finir enfin par s'aliéner à ses voisins du sud et du nord.
Cela doit tractater ferme pour savoir quel sera le devenir de Bruxelles...
Se prépare-t-on un petit Liban, ou une petite Jérusalem du plat pays ? La France et les Pays-bas vont s'agrandir d'une nouvelle province chacuns... Finalement, tout rentre dans le cours des choses de l'histoire. Seul le cas de Bruxelles, capitale d'une Europe qui n'est jamais plus aujourd'hui que le "machin" dont parlait De Gaulle, laisse planer le doute de la conclusion de l'affaire du trou dans le cœur d'un pays qui n'a plus la frite.
Il n'y a que la confédération helvétique à parvenir à l'union de peuples ne partageant pas l'unité linguistique ! Et c'est un breton un tantinet bretonnant qui vous le dit ! Parce que la Suisse s'est bâtie dans un refus du joug Harsbourgeois ! Dans ses mystérieuses légendes nibelungiennes, dans ses coffres-forts, et dans son sens du silence - que notre équipe française de football ignore ainsi que l'an 40.
L'an 40, justement ! Et l'offensive allemande par la Belgique, tandis que nos soldats - bien plus courageux qu'on voulu bien le dire - étaient postés par un état-major aussi défaillant que l'actuelle fédération française de football, sur l'immense usine à gaz de la ligne Maginot. Lors de la débacle, il y eut autant de morts par jour que dans les pires statistiques de la "Grande Guerre", ce que l'on dit trop peu, manquant définitivement de respect à ces innocents garçons dont on fit des pitres jouant au foot pendant la "drôle de guerre" ! Les pitres ? Ce sont ceux qui jouent au foot, grassement payés par les sous des contribuables, aujourd'hui !
Voulez-vous savoir comment vous payez les pitres ? Oui ? Par la marge publicitaire des produits dont vous remplissez votre caddy au centre Leclerc, à Intermarché, ou même à LIDL ou à Leader Price qui sont leurs antennes discount...
Un peu aussi par vos impôts redistribués aux fédérations sportives.
Des millions de gens sont menacés par la fin de leurs droits ASSEDIC en cette époque de crise économique et sociale. Il n'y a pas de travail en vue. On sert la coupe du monde de football comme un opium au peuple, plus même en mesure de le satisfaire. C'est évidemment une affaire d'état ! Le spectacle obscène de guignols gâtés par les dorures excessives de leur cage - puisque c'est le nom qu'on donne au but - transcrit les vendanges des raisins de notre colère moderne.
Mais bon... Bientôt les joueurs de Courtrais et de Liège viendront renforcer les troupes de nos "va-t'en-guerre" dont le petit pois dans la tête pèse indubitablement dans la balance. J'espère que Saint Nicolas saura mettre Bruxelles dans nos étrennes !
Vous ne me ferez jamais dire que le sport n'est pas une belle chose. Mais parfois, on le cherche...

De la Fidélité...

Cela fait longtemps que cette réflexion me taraude... Je souhaite que vous l'entendiez – et non ne la lisiez (dont on fait épandage si souvent chez moi) – puisque c'est une phrase lancée au vent comme des akènes de pissenlit.

Tout être est capable d'attirer un être qui l'attire ; ce n'est pas un miracle, juste biologique... Ce qui est miraculeux, c'est de n'y point céder parce qu'un autre être prévaut.

samedi 19 juin 2010

L'œuvre au jaune





Sous le signe d'amours – souvent trop mal Venus –
nous vécûmes nos jours amers où « veine » est rien,
et cette vague vague indisposant les nus,
s'enfonçant comme dague aux mous d'un sable aryen.

Pourtant nous sommes sis au creux de sons sublimes,
et quoi que l'on consomme est ainsi de vapeur
qu'il faut laisser à l'air le temps que l'on comprime :
tous nos désirs allèrent aux four de nos peurs...

Il faut recombiner les simples éléments,
et savoir qu'être né n'est qu'un simple passage,
car si nous l'avalons telle un bête aliment,

la pomme d'Avalon ne nous rendra pas sages !
Il faut lancer alors un point de maille au jaune,
une pique indolore aux chairs dont l'on déjeune.

samedi 12 juin 2010

Intermezzo

Lorsque Liszt et Chopin composaient, ils entendaient malencontreusement le bruit des autres. Que se disaient-ils alors ? "C'est à chier" ? Oui... probablement.

lundi 7 juin 2010

L’œuvre au blanc, ou petit-œuvre ou petit-magistère






Que reste-t-il de ces scories que nous lavâmes,
squelette d'un décès indécis de ces sens
à donner à la mue où l'on se délave âme,
du liquide promu dont on extrait l'essence ?

Peut-être « eau de Javel » en ce détachement...
peut-être caravelle vers un nouveau monde...
les océans de lait sont un accouchement
qui s'enchante des lais, des sonnets et des rondes.

Soumis à la marée, nos estrans d'écriture
sont bien mal amarrés et changent de visage,
se font démaquiller et changent de figure,

tels bateaux déquillés par tant d'étroits passages.
La Lune dictatrice agit en son décor :
il n'est meilleure actrice à l'esprit de nos corps !

vendredi 4 juin 2010

L'œuvre au noir





Des sept langues de feu qui pèsent sur nos têtes,
aux passés parapheux qu'on signe d'une croix,
le sujet n'a besoin ni d'eau ni d'épithète,
ni du moindre des soins pour brûler comme on croit :

car l'être sans savoir sacrifie son non-être
à tout bateau-lavoir l'empalmant du bûcher
– qu'il soit du fer des chaînes ou de bois de hêtre,
lorsque s'éteint la haine on sait que c'est en chais...

Et roule la mémoire où sont nos vœux de paille,
les phrases d'un grimoire où les noms sont mêlés,
les poutres embrasées par ces pauvres ripailles,

les rimes embrassées leur sont le tronc pelé.
Or, croqué par la flamme, il noircit couramment,
s'il n'est la longue femme, il n'est qu'un court amant...

Le grand-œuvre

"Carl Gustav Jung, disciple dissident de Sigmund Freud et père de la psychologie des profondeurs, est connu pour avoir relié les catégories traditionnelles de l'alchimie (Principes, opérations) aux processus psychiques, par définition inconscients.
Le Grand Œuvre préfigurant le chemin de développement de l'âme humaine au sein des mondes de matière, l'œuvre alchimique est inséparable de la propre transmutation de l'opérant. Selon les principes de la table d'émeraude, ce que l'on modifie a l'exterieur modifie l'interieur et ce qui change le microcosme modifie aussi le macrocosme (et inversement). L'alchimie devient, dans cette optique, une discipline de travail interieur, d'extraction et de sublimation des mercure, soufre et sel pour les réunir et que l'opérant lui même devienne cette pierre philosophale (permettant aux autres âmes de devenir « de l'or », symbôle de l'esprit accompli) et cet élixir de longue vie (analogiquement, on pourrait le comparer à la parole du Père, redonnant vie à ce qui était mort et promettant la vie éternelle dans le cadre de l'optique chrétienne) (interprétation et extrapolation libre - L'analogie entre alchimie et travail intérieur a été beaucoup développé par DOM C-R Payeur)"


Source : Wikipédia

dimanche 23 mai 2010

Sa face cachée m'atterre





Si j'alunis jaloux de nos jalons jolis,
sur la planète amère où soufflent mots polis,
si jamais je la loue des vers posés ici,
c'est pour prier la mer d'être tranquille aussi...

C'est pour prier l'envers des sources du décor
d'être enfin à l'endroit des courses de nos corps,
et reprendre à l'enfer la part du paradis
que des docteurs en droit nous ont volé pardi !

Vorce !
Dis Vorce !
Force !
Force fait foi,
loi fait droit,
foi fait loi,
loi fait force de loi,
Toi fait force de moi,
conjugaisons imparfaites et subjectives,
Le verbe aimer ne se conjugue qu'à un seul temps
une seule personne
qu'on invective
qu'on attend
consonnes...
Voyelles...
Les couleurs de Rimbaud sont des arc-en-ciel de stylos coulants d'encres baveuses comme les baisers à quatre couleurs des pupitres d'écoliers.
J'ai retenu le U
Vert
Comme tes yeux
Le vert était la couleur interdite à nos marges collégiennes :
ni le rouge correcteur
ni le bleu nubile de nos hésitations enfantesques,
le vert était un magasin de porcelaine que nous avions peur de broyer en marchant
– alors que l'on ne broie que du noir –
ce U que l'on dit « you »
comme Toi !
Voyez-le !
Voyez-la !
Voyez-la nue comme je la désire !
Voyez-le mou, et comme un rien m'inspire...
Spire
Ressort
Rebondir
Et de là dont on ressort
Et de ça dont on respire
à conjurer le mauvais sort
évitons nous vraiment le pire ?
Je t'aime ainsi que la fleur que je n'effeuille pas :
je déchire les pages...
je les écris pour te les déchirer pas à pas,
squames requins qui surnagent.
Je déchirerai toujours mon écriture afin de te faire vivre dans le mythe de l'Amour.
C'est l'aileron dont on fait les meilleures soupes...
L'écriture n'est rien !
Et c'est parce qu'elle n'est rien qu'elle est tout !
Parce qu'aux figures de proue je préfère les poupes
et ton cul d'amour,
parce que le monde n'est pas ce que l'on découvre mais ce que l'on quitte !
Parce que quitter est plus fort que découvrir.
Découvrir
c'est impudique...
C'est en quittant que l'on s'est trouvés !
Non découverts !
Mais trouvés.
Et nos pudeurs en furent témoins.
Le U est la voyelle avant le V de ton prénom.
C'est pour cela qu'il est vert comme tes yeux.
Et toi, tu ne peux te suffire de l'insuffisance de la parole humaine,
donc je t'écris.

Aime-moi d'une bulle exploratrice en vide,
et de ta seule étoile dont je suis avide ;
des galaxies nos pulls sont tissés de nos rides,

des glacis de la toile, ô diserts mais arides,
sur ta face cachée je me suis déposé,
laisse moi décocher nos flèches opposées.

mercredi 19 mai 2010

La boucle II...





Si vous aviez la curiosité de revenir aux racines de ce blog, vous constateriez qu'il fut instigué pour clore un épitre peu commun : celui de deux cent quarante-trois poèmes répartis en trois tomes, eux-mêmes subdivisés en trois chapitres chacun. Ce blog devait donc être le lieu de l'achèvement des "Chants d'ouest dominants", mais comme il arrive parfois dans les histoires d'écriture, il fut aussi celui d'élection de deux nouvelles chroniques qui s'y rattachèrent : "Les chants d'outre-chute" dès 2007, puis "Mû" en 2009...
Ce site va donc avoir quatre ans d'existence, et reste mon seul lien véritable à la toile, d'autant plus précieux qu'autour gravitent ses satellites, témoins de ma volonté de diversification littéraire. Tous attestent de mon amour de l'écriture et de ma motivation à me faire tour à tour nouvelliste, théâtreux, reporter ou différemment poète...
Il me reste encore quelques poèmes à écrire pour "Mû", quelques autres en vers libres, quelques chansons peut-être et des calligrammes à coup sûr - vous me savez relativement doué pour ceux-là... Mais au plus profond de mon complexe hugolien, cendrarsien, l'obsession de transformer la lettre et de voyager au cœur des mots sous toute leur forme. Edgar Allan Poe qui m'est une idole, incarne plus qu'eux tous cette caméléonie que je vise. Je viens de découvrir la poésie de Michel Houellebecq ; elle me confirme que le statut d'écrivain ne peut se suffire d'un genre, ne peut se suffire d'alimenter l'alimentaire ! Nous éructons dans le désir d'incarner à tes yeux, lecteur, les facettes qui font mouche quand t'as rides d'eux plissés et de tes bras trop courts.

samedi 15 mai 2010

La boucle...

Le texte écrit ci-dessous, est le dernier des "Chants d'outre-chute".
Je n'ai pas gran'chose d'autre à déclarer...
Il vient un temps où tout s'arrête logiquement.
Depuis cinq ans, j'ai taggé de mes pauvres mots les pauvres façades d'un univers virtuel qui a du mal à s'inventer.  La roue tourne sans que même j'en sois conscient : il faut aimer sans souci de la façon dont on l'écrit.
A bientôt !

Les bouchers doubles

À mon oncle et à son père,


Que sont les métiers attisés ?
sinon la preuve qu'à part neufs,
nos vieux rouages à teaser
sont les rochers de Rothéneuf,
sculptés dans le granit à vif
et dans la veine immémoriale,
qui suinte à notre sueur de suif,
à notre force salariale ?

Si souvent l'on s'éprend, méprend,
les métiers qu'on a mélangés,
c'est que souvent, toujours s'apprend
le geste qui me mêle Angers,
le tournemain qu'un rien ausculte
à l'augure aigre des carrières,
mais dont le coup de pied au culte
n'est qu'un auvent dans le derrière !

Je sais qu'il est le boucher double !
dont la culture et l'instruction
doivent toujours semer le trouble
à nos futiles componctions.
Et Dieu que c'est un beau métier
que de trancher au cœur de l'art,
la belle viande en ses quartiers
comme une ville emplit ses gares !

Bien plus que maîtres du régal,
j'en sais philosophes discrets,
qui savent que la chair égale
les désirs qui nous sont secrets,
les trémolos de l'existence
et le drame à couteaux tirés,
partagez donc ma pénitence,
puisque nous sommes retirés...

jeudi 13 mai 2010

L'atomique croupier

Et puisqu'un père manque et passe,
et puisqu'être enfant n'est qu'un fait
qui nous conduit à tant d'impasses,
dans des étuis de porte-faix,
qu'aux âmes sont ce qu'on ramasse
et dans des gangues de graviers,
je laisse odieux la loi des masses
à l'atomique affreux croupier.

Qu'il me choisisse un numéro,
qu'on endosse art sur son séant,
il ne m'est rien qu'allume héros :
ni mer ni valse d'océans !
Ni Jason jasant d'argonautes,
ni plus une odyssée d'Ulysse,
les chiffres sont tout ce qu'on ôte
pour sembler notre vie plus lisse...

Les doigts sur le clavier du mal,
il effeuille un brin nos vertus,
et dans notre spasme animal
et dans l'enfer où s'évertuent,
les billes lancées au hasard,
j'ai saisi sa main malhonnête :
que cesse enfin tout ce bazar !
Que le croupier soit mal au Net !

vendredi 7 mai 2010

La passage-femme





On naît des mains de sages-femmes,
mais desquelles peut-on renaître ?
mais desquelles tirer la flamme
si suffisante à vouloir être ?
à vouloir poursuivre la vie
comme dans un couloir d'hosto',
et la repeindre d'un lavis
comme un bateau d'Entrecasteaux ?

Lorsque nous renaissons un jour,
ce n'est jamais seul à l'ouvrage,
et dans ces grincements de fours,
et dans ces grondements de rage,
il en est une par amour
qui nous en offre le passage,
entre ses cuisses, ces deux tours,
puisqu'il faut bien n'être pas sage !

Nous stagnons entre deux présents
comme le cul entre deux chaises,
qu'on le botte en chemin faisant
est le propre à qui bien nous plaise !
Et si je pends comme un faisan,
fil à la patte et fille en cœur,
c'est grâce au vide qu'en fraisant,
la femme fit de mes rancœurs.

jeudi 6 mai 2010

Le contremaître-chanteur





Comme il en est des hautes-contre
ou des violences du violon,
des contre-sens et des rencontres
ou des accords que nous violons,
ce sont les ouvriers du verbe
qui poussent jusqu'à ces hauteurs,
un peu comme le blé en herbe,
un seul contremaître-chanteur.

Et si l'on pouvait d'épées rire
ou sur leur fil se retrancher,
pendus à s'en laisser pourrir
ou strangulés à la trachée,
j'en sais qui la joueraient piano
de tant de cordes pour s'éprendre,
Qui se feraient poser l'anneau
d'esclave à sa voix pour s'y rendre.

Il est ainsi contrevenant
à toute moindre bienséance,
et chante aussi à l'avenant
sa partition de nos séances :
il fait se lever le rideau
sur nos châteaux de loirs blasés,
et nous méduse de radeaux
De Denée jusqu'à Trélazé.