Dans l'océan de mes pensées
j'ai beaucoup surnagé par à-coups d’écrivain
je me suis beaucoup dépensé
dans l’écriture afin d’absorber le gris vin
de nos fantasmes dépensiers
J'écris pour vous laisser parler
la nuit se tisse à la façon d'un pan de soie
de nos fantaisies emperlées
se montrer trop souvent c'est faire un paon de soi
c’est là-dedans mon franc-parler
D’une étreinte aux os anguleux
l'obscurité s'étend comme un long drap mortuaire
un chant macabre en fait — houleux —
l’écouvillon bouchant mes horizons portuaires
et néanmoins si fabuleux

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