Ma vie touche à sa fin je dois en profiter
sur le sable traîner jusqu’en faire une grève
une faim sans raison qu’on ne peut éviter
De se renier soi-même il faudrait qu’on en crève
et qu’on reste en pleurant dans cette cavité
l'abandon d'un projet c'est le meurtre d'un rêve
Alors enfin vivons — je voudrais qu’on le veuille —
l'Amour est un récit et son voyage une errance
se penser dans la marge est noter sur la feuille
le désir impatient d'impassible attirance
Avenir est aux mots ce qu'espace est aux gestes
une guerre a déjà chamboulé l’existence
empêchons le passage à l’ordure indigeste
aux patries sont l'attachement de nos enfances

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