mardi 16 décembre 2025

Patries



Ma vie touche à sa fin je dois en profiter

sur le sable traîner jusqu’en faire une grève

une faim sans raison qu’on ne peut éviter


De se renier soi-même il faudrait qu’on en crève

et qu’on reste en pleurant dans cette cavité

l'abandon d'un projet c'est le meurtre d'un rêve


Alors enfin vivons — je voudrais qu’on le veuille —

l'Amour est un récit et son voyage une errance

se penser dans la marge est noter sur la feuille

le désir impatient d'impassible attirance


Avenir est aux mots ce qu'espace est aux gestes

une guerre a déjà chamboulé l’existence

empêchons le passage à l’ordure indigeste

aux patries sont l'attachement de nos enfances

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