Depuis l'adolescence il me fallait t'écrire
en poésie des tas de mots inusités
restant toujours hanté par la peur de m’aigrir
Un jour ayant tenté (sans cesser d’hésiter
d’en chercher le chemin) j’essayais de maigrir
un style ampoulé lourd — une autre obésité
Mes vers ont la tête écrasée contre un trottoir
ils sont comme un clochard en quête de vins doux
qui voudrait se pencher sur tes seins en sautoir
et qui n’est qu’un vieux bout dans un gras de saindoux
Pourtant tout est possible en nous tout continue
mais malgré cet enjeu souvent catastrophique
un rêve est une ligne un rien discontinue
fabriquer de l'amour est un art alchimique

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