vendredi 31 mars 2023

La part obscure

 


La rue tremble à coups de matraque et de remous

le fascisme au pouvoir ira pour que l’on ploie

chaque univers obscur est une part de nous


Chaque univers a sa folie qui nous emploie

qui nous soumet au mal et nous met à genoux

qui nous ridiculise en imposant sa loi


Parfois ne rien dire est un début d'expression

la haine extérieure est l'unité d'intérieur

et pourtant les idées sont les voies des pressions

sont la voix d’espérer ce monde un peu meilleur


En chacun des alexandrins pointe un besoin

de se garder de l’ombre il ne faut pas faiblir

il ne faut pas céder à ce manque de soin

pour écrire il faut créer du vide à remplir

mercredi 29 mars 2023

La table



On voudrait tout changer mais nous reste la table

à débarrasser des scories de circonstance

on n'a plus que du vide un trop plein véritable


Et mon cœur esseulé n'est plus qu'inconsistance

il se délite en force à cette eau non potable

en « faut-pas » chaque mot rythme mon existence


À la vie j'aimerais trouver la solution

ma jeunesse est en fuite et pourtant j'aime encore

alors que la mort n'est que la dissolution

suis-je à présent trop vieux pour accueillir un corps ?


Ô maladie d'amour ô beau mal ambitieux

t'est la loi du plus fort où le faible est vaincu

j'étais pestiféré comme on est amoureux

c'est vrai sur un divan comme c'est juste en cul 

vendredi 17 mars 2023

La saison des labours

 

L'horizon de mes mots rêve au bleu de tes yeux

des années sont passées sont passées mais combien ?

Je suis un vieil homme à présent — pernicieux


La fabrique du mot c'est le moulin du bien

le temps de la roue qui n’est pas prétentieux

déroule au fil de l’eau ton désir amphibien


Je cherche à chaque instant je cherche à le saisir

à chaque instant de rêve une tâche s'attache

à ta peau de sirène où glisse le plaisir

où ma main maladroite explore un port d’attache


Oui vivre est compliqué c'est jouer avec la mort

Il n'y a pas la moindre limite à l'Amour

on se sent rassuré de ça de prime abord

et l’on paye à la fin la saison des labours

dimanche 12 mars 2023

Parfum d'inconnu

 

J'attends de l'avenir un parfum d'inconnu

mourir demain c'est forcément vivre aujourd'hui

dans les méandres des pensées je suis perdu


Parfois je rêve à toi mais je me sens réduit

à l’idée de ta beauté qui m’est hyper due

qui m’est un peu tout depuis que tu m’as séduit


Des soirées parfois révolutionnent nos vies

dans la rencontre en apéros « à la vôtre »

on puise une parole extraite de la lie

le talent c'est penser l'impensable avant l'autre


Et quoi que l’on écrive après quelques hoquets

quoi que l’on rédige en recomposant nos vers

un nectar est choisi quelque soit son bouquet

l'amour est l'illusion qu'on cherche au fond d'un verre

vendredi 3 mars 2023

Maïakovskiste



J’ai déchiré les papiers d’un calendrier

Je pensais à Maïakovski

                                       comme un idiot

Du temps je descendais à skis

                                               le cendrier

D’un absolu

                   trop consumé

                                         par ma radio

J’avais bien lu

                       pourtant

                                    tes recommandations

D’un ressenti mal assumé

                                        de mon désir

Il me fallait du temps

                                  pour avoir une action

Sur les poulies

                       tant dégorgées

                                              de ton plaisir

Assez poli

                  mal égorgé

                                     je survivais

À ta passion trop faible ignoble insuffisante

Et bêtement

                   dans cet élan

                                        je t’écrivais

Ces mots qu’on ment

                   du rythme lent

                                           des médisantes

Oh ma chérie

                      ma Lili Brik

                                          imaginaire

Oh quand tu ris

                     cela fabrique

                                         un univers

C’est ma tuerie

                        mon infini

                                  mais non binaire

En rêverie

                 j’ai défini

                                 ces quelques vers

J’ai déchiré de tes photos la vie courante

Et

    la barque de l’amour

                                      (on la dit brisure)

Est

     dépourvue de l’humour

                                       en sa faible rente

Il me faut t’expliquer cette éclipse et l’azur

Dans la peau de Villon

 


Chaque instant qui se crée dans un endroit secret

dit à l'individu qu'on cherche à incarner :

"soit beaucoup plus patient montre-toi plus discret"


J’écris ma poésie mais ce n’est pas inné

j’ai beaucoup lu Rimbaud Baudelaire et sucré

ce Grand Tour de Villon tout au long des années


Sur Montfaucon j'étais pendu — place de Grève

on m'imaginait roi d'une galette inouïe —

se penser en suspens c'est laisser place au rêve

et rebondir au vent s'est s'être évanoui


S'inventer c'est percer sa bulle de cristal

écouter la chanson qui là-bas plane encore

et quand la ballade au bout du Monde s’installe

une femme est souvent la beauté qui s'ignore

mardi 21 février 2023

Escarpades


J'écrirai tout au long de ma route escarpée
gravissant ravissants corps et grandes beautés
de mes mots audacieux de ma langue écharpée


Trembler d'aimer c’est désastreux pour exister
c'est un piège absolu dont il faut s’échapper
l'amour est un pari sur nos capacités


L'avenir est si loin le passé m'est si proche
et de l’art amoureux je n’ai pas hérité
j’ai bien parfois remis mes demains dans les poches
et plus souvent défait l'amour en vérité


Le prétexte littéraire était comme un cri
que l’on m’invoqua sans avocat pour juger
je ne cherche plus de sujet pour un écrit
la Poésie mystique elle-même est sujet

vendredi 17 février 2023

Ratures


J'ai rêvé de t'aimer comme on pense en silence
une attirance est une intention maladroite
et ta beauté m'a pris par ma main d'inconscience


Une main tantôt sèche une main tantôt moite
organe écrivaillant dont je loue la patience
une main bien trop gauche ou vraiment mal à droite


Et n’étant pas devin — quoi que je m’en enivre
un avenir fait de concessions au passé —
mon romantisme écrivain n'est qu'un bateau livre
emporté par la page à nouveau trépassée


J’aurais voulu créer de la Littérature
au lieu de ça longtemps j’ai gaspillé ma vie
des sentiments je n’en ai fait que des ratures
aimer c'est apprendre à raturer nos envies

jeudi 16 février 2023

Toutes les nuits du monde


C'est en s'oubliant que toutes les nuits commencent
on s’y précipite ainsi que des morts de faim
le désir amoureux n'est qu'une itinérance

Au long d'un long chemin dont on connaît la fin
quoi que l'on pense un objectif est déjà rance
au bout ce voyage on ne rencontre rien

J'ai rêvé de l'amour en voyant ton visage
espéré m’accomplir en m’unissant à toi
mais le temps meurtrier des plus beaux paysages
a gâché l’illusion d’un fantasme pantois

Toutes les nuits du monde ont pour but le matin
dans un réveil abstrus je cherchais une trêve
et la guerre absolue pris l’option du destin
laissez-moi loin de vous mais auprès de mes rêves

mercredi 15 février 2023

Fresque

Je fabrique à l'envi des idées faisant mots

mais les maux sont si mous qu'on s'émeut pour un rien

bien souvent dans la vie nos besoins sont jumeaux


Bien souvent dans la mort on succombe en vaurien

le passé vain mirage assécha nos cours d'eau
le climat chancela d'un grand souffle aérien

L'avenir en sursis nous commande en secret
réagis réagis ne me lâche pas
j'attends de ta part un peu de gestes concrets
mon ami le passé marchera dans tes pas


Ne soyons pas la génération d'abandon
ne soyons pas l'aveugle ainsi que nos aïeux
bien souvent dans la vie nos besoins sont jumeaux
la Poésie s’écrit pour se rendre à vos yeux

vendredi 10 février 2023

Batârdant



Si ce matin passant j’eus deviné qu’il plût

m’attardant bâtardant j’aurais été vassal

à cette suzeraine au regard qui me plût


La mémoire est un instrument paradoxal

utilisant des flux qu'on ne contrôle plus

qui du ru jusqu'au fleuve assume son lit sale


Elle aurait ressemblé sans peine à ce reflet

d’un miroir oublié que l’on dit affligeant

répondant à ces maux quand le désir est enflé

l'Amour est indigent sur ce qu'on dit des gens


Ne me lisez surtout pas cherchez à me vivre

et comprenez surtout ce portrait que je fais

c’est son indicible beauté dont je m’enivre

on ne survit jamais vraiment d’un tel effet

jeudi 2 février 2023

Lointain



Je suis prêt à mourir en souffrant malemort

à réciter les maux qu’on épelle à l’envi

je fuyais la crève en pleurant par-dessus bord


Et je n’en étais pas ni certain ni ravi

le bateau tanguait trop ma cavalière alors

avait mon sourire en otage à la vraie vie


J'ai sombré dans l'abysse en guettant son image

en effet les schémas que l’on chasse en errant

s’évacuent dans le ciel en suivant les rois-mages

ignorant du destin d’un Bon Diable inhérent


Chaque mot que j'écris chaque accent que je prends

chaque espoir est un cri dans le fond qui s'éteint 

chaque échec est un prix dans le coût que j'apprends

chaque amour est épris d’un fantôme au lointain 

mardi 24 janvier 2023

Le train dévie



J'ai des restes de phalange à ronger sans frein

des bouts d'Humanité que l'on vend à tout vent

début de bon aloi que notre code enfreint


Si mon chemin diffère en arrière en avant

des rails tordus que ma locomotive étreint

c'est déjà vivre mieux s'endormir en rêvant


C'est dans l'obscurité parfois la plus profonde

et dans le doute atroce où nous nous retrouvons

que rejaillit la source où d'une encre féconde

on republie les mots qu'autrement nous savons


"Je chanterai l'amour" avait dit le poète

et l'on a désossé des quartiers d'espérance

équarrissant de fait ces ultimes bluettes

où l'on aurait erré dans la Poésie rance

mardi 17 janvier 2023

Collapsus



Je troquerais contre un baiser donné mes vers

il y a dans chaque histoire une vacuité

un vide intersidéral un univers


Il y a dans l'absence après s'être quittés

de la Terre à la Lune un trajet de travers

un projet naufragé dont on s'est acquitté


L'amour est une échappée belle au goût morbide

en relativisant son espace et son temps

ça pourrait passer mieux mais ça fait mal au bide

en vérité le cœur est toujours con battant


Ce sentiment mal intentionné qui m'obsède

avec son lot d'espoir empli de possession

c'est un traître un menteur affreux car il possède

avec la guerre un point commun : la destruction

jeudi 12 janvier 2023

Dépoétiser



Lorsque la nuit s'avance un mot court après l'autre

écrire est la façon d'exister quand on meurt

et le refus n'est pas le mien mais c'est le vôtre


À chaque obstacle inerte imposant ce labeur

il faut persévérer se faire alors apôtre

inconditionnel et fou de sa sombre humeur


Après tout si je me perçois honnêtement

je suis hanté de mots têtus qui me poursuivent

ils sont comme des chiens de bergers à l'aimant

dont l'étoile est l'idée du chemin qu'ils décrivent


Écrire est ma façon de m'adresser au Monde

en épelant ses maux mis là façon strip-tease

et l'étendue pourrie de ses égouts immondes

enfin dans ces propos que je dépoétise

jeudi 5 janvier 2023

Ravin



J'ai pris dans tes yeux verts une encre ultra-marraine

elle a teinté mes vers à la façon d'un corps

imprimé sous l'envers ignoré d'une reine


Et ta beauté m'a dit "ne me mets pas dehors

Oublie mon anxiété mais laisse moi sereine

écrire une réponse à ta colère encore"


Un jour on saura bien démêler les ressorts

apprécier la ressource où naît ta source nue

tu ressembles à la vie dont mon âme est l'essor

aux jolies effigies qui me sont parvenues


L'amour est impossible à moins de nos désirs

on cherche on cherche enfin quoi que l'on cherche en vain

dans la quête amoureuse il n'est que déplaisir

on marche au bord du gouffre et tout est un ravin 

dimanche 1 janvier 2023

Myocarde

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J'ai cette phrase à prononcer

tant de bouquets de mots offerts

au vide à jamais rencontré

qu'ils sont en fond de cale aux fers


Et Boum-Boum à mon palpitant

j'ai vu tes seins comme un cadeau

ma main sur tes tétons tentant

m'ont mis d'humain le genre à dos


Tu dessines avec un sourire

un espoir une attente obscure

et dans la beauté de ton rire

un peu d'amour en sinécure


Et l'on s'en fout Bach est là pour

un battement loin du tempo

nous rappelle un peu Singapour

escale évitable à nos peaux


Donner son cœur est bien réel

au couteau le thorax ouvert

on tend ce muscle assez cruel

il pompe un sang qu'on sait pervers

jeudi 29 décembre 2022

Différences



Ce qu'il se passe en nous lors de la création

modifie chaque aspect de l'environnement

parce que notre regard est dans sa soumission


Parce que la moindre œuvre est dans nos sentiments

qu'elle est une quête et qu'elle est une mission

qu'elle est souvent ce qui nous reste seulement


Dans la vie nous restons l'invention l'un de l'autre

il n'y a pas de décision facile à prendre

et c'est justement là que réside en bon apôtre

un condensé puissant des impressions à rendre


Quoi que l'on se ressemble à fabriquer du vent

que l'on soit en Ukraine ou que l'on soit en France

on le fait passionné par la vue du Vivant

la création c'est l'art absolu des différences

mardi 20 décembre 2022

Faux-pas



Ce qu'il faut ce qu'il ne faut pas nous l'ignorons

nous faisons comme on peut dans nos vies solitaires

et de toute façon le destin tourne en rond


J'essaie de le noyer dans des vers solidaires

en dépit des écrits ces vers nous rongerons

dans l'enclos d'un cercueil on pourrait manquer d'air


Il y a dans vos yeux l'apaisement d'un ciel

un chemin sans retour et néanmoins sans vous

dans un ultime espoir rien n'est artificiel

le temps s'enfuit sans fuite et pourtant s'en fout


Nous vivons dans un monde oublieux de l'amour

et rien mieux ne le gâche à moins qu'un grand faux-pas

quand nous suivons le microsillon des labours

on déraille au final en chantant son trépas 

vendredi 16 décembre 2022

Salop'rie d'guerre



En hommage aux garçons soldats de l'Ukraine



Qui se souvient ici de la salop'rie d'guerre ?

On ne sait plus : nos vieux sont morts en monuments

qui nous font confondre aujourd'hui d'avec naguère


Et cependant les gars de l'Ukraine au moment

de ma pauvre écriture y sont —  salop'rie d'guerre ! —

un peu de geul' cassées, beaucoup d'guel' d'enterr'ment


Du Kremlin le vampire espère une hécatombe

et moi je vous l'écrit : c'est lui qui doit payer

c'est à lui de les accompagner dans la tombe

un vieux porc envoyant la jeunesse au charnier


Pour ces derniers bastions contre la barbarie

que sont les soldats conscrits du peuple Ukrainien

prions simplement pour une immense survie

quoi qu'il en soit de nous quoi qu'ils ne craignent rien

lundi 12 décembre 2022

Intercession



La vie commence où tout espoir est oublié

comme une faim de tigre ayant la grippe aviaire

après s'être perdu dans un grand sablier


Je faisais l'important tout en faisant le fier

et consultait chiromancien les doigts pliés

les lignes de ta main ce réseau ferroviaire


En l'empruntant dans un wagon-lit calmement

j'ai rêvé de l'idylle en pagaille illusoire

et de l'attachement qu'on construit sous serment

chaque idée que l'on a de nos vies dérisoires


Il en faut néanmoins beaucoup plus en mon cas 

lorsque je suis la proie dans ce réseau trophique

à chaque cœur échoué sa méduse en encas

l'amour est une intercession catastrophique

jeudi 1 décembre 2022

Magnétite



La vie littéraire est une respiration

quant à savoir en quoi tout est question de goût

s'écrire est expiration lire inspiration


Ce monde hypocrite est l'objet de mon dégoût

le décrire est un art et les mots ses passions

dont la phrase défile un peu comme un égout


Les jeux où l'on se pique ont lieu tous les quatre ans

quelque fois l'on est seul et cela peut durer

le cœur bas cependant remontant son cadran

fait de la solitude un son de Liberté


J'ai cru perdre le Nord une énorme bévue

mais je t'ai poursuivie boussole initiatique

et nos points de vue sont une perte de vue

sans le moindre aimant l'attirance est magnétique

vendredi 25 novembre 2022

Déconfit



L'attirance est l'aimant qui définit nos pôles

équateur au milieu tout le reste est un leurre

il me faudrait ta joue posée sur mon épaule


Le désir est un flocon fondant sous deux chaleurs

afin de conquérir un semblant d'hyper-ball

imitant les grands trains dont l'aiguille est à l'heure


On pense à nos passés c'est quoi donc un poème ?

un brin de mots qui touche au cœur une étrangère

il y a tout en toi des serments que l'on aime

et de la vigne aussi les sarments que l'on gère


On coupe en vérité des idées ce qu'on doit

de nos grands testaments les mensonges qu'on fit

d'un futur espéré je ne suis qu'à deux doigts

tombe la pluie sur mes idéaux déconfits

dimanche 13 novembre 2022

Entre deux



Je n'ai plus le physique à jauger de l'amour

et néanmoins je vis dans un espace abstrus

juste entre-deux comme en un sillon de labour


Roulant dans des rouleaux colorés de menstrues

nous rendons intime un roulement de tambour

alertant notre instinct du poison d'un intrus


Tout aspect juste en soi n'est aux yeux qu'un tyran

néanmoins nous faisons tout pour y parvenir

et l’appât rance en est beaucoup moins attirant

chaque mot qu'on prononce est un rêve à venir


Entre nous chaque mot chaque idée nous inspire

une idée de portrait qui me saoule et m'enivre

en transpirant de l'encre afin de te décrire

être est une interrogation qui nous fait vivre

vendredi 28 octobre 2022

L'âme s'trame






Pour vanter ta beauté j'en fais des kilogrammes

avec une âme en T de l'ABC des mots

de mon poème épique épique et colégram


On se ressemble au point de se trouver jumeaux

nous serions les acteurs issus d'un curieux drame

où tout se soude en fait avec un chalumeau


Nous serions donc un artefact intéressant

pourtant nous le savons l'amour est orphelin

quand on passe un savon sur un passé récent

c'est ma foi trop souvent pour s'en laver les mains


Je sais que l'immondice habite au quatorzième

et qu'un arrondi s'ment sur le gras de tes fesses

apprends-moi le refrain le premier le deuxième

afin que ton cul sonne et que je le professe