Les gueules saoules se sont tues
pas un clapot du tout le lac est silencieux
la nuit se trouve dévêtue
vestale éberluée d'un rêve un peu vicieux
feu de paille en étant fétu
Toutes les beautés différentes
ont la clarté docile où naît l'inspiration
pourtant rêver n’est pas ma rente
et je dois beaucoup plus à ma respiration
qu’aux fausses lubies apparentes
Les gueules saoules dans la rue
traînant dans leur ivresse au long des caniveaux
maintenant certes ont disparu
mais je traîne à mon tour — à chacun son niveau —
mon Spleen et comme une charrue

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