J'ai parié les os de mes doigts
à me couper du tintamarre,
tant il en est à ce qu'on doit
éconduire hors du cauchemar.
J'ai dépendu du rêve en fleur
et de la jeune fille en rut,
quelques tableaux du port d'Honfleur
et Marie-Madeleine en pute !
Sonne le son de la révolte,
Seule mon âme est désinvolte.
J'ai scabré l'eau de nos unions
comme un Champagne un peu pouilleux,
ou qu'à genou – pliure oignon –
tout me fit pisser des deux yeux.
Je n'ai gardé d'adulte airain
qu'un alliage à toute épreuve,
et des contractions de tes reins
l'alliance en guise de preuve...
Sonne le son de la révolte,
Seule mon âme est désinvolte.
J'ai susurré par mon âme-homme,
bien des lourds grils mathématiques,
bien des bouchées de métronome,
qui sont plus fiables qu'apathiques ;
J'en ai conçu pour armateurs,
ce chant-canon sur six leçons,
ses infinis déformateurs
pour des paumés en caleçon...
Sonne le son de la révolte,
Seule mon âme est désinvolte.
5 commentaires:
je l'aime bien çui là :)))
Texte à être mis en musique...
Ma première impression est cette musique qui virevolte entre tes vers ... C'est simplement beau comme à l'accoutumée :)
Ah Marie ! comme tu mets judicieusement l'accent sur ce qui m'importe : retrouver simplement la musique en la poésie...
Ou du moins la musique audible par le commun des mortels...
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