J'ai conçu des paradis flous
la pulpe de ta chair éclate en jus salé
d’envies coulées que l'on renfloue
comme un vieux navire ivre ayant dû dessaler
sous l’horizon qui me rend fou
S’envolant comme une hirondelle
l'ombre de ma main s'est posée sur ton visage
oubliez ce qu’ils nieront d’elle
un sentiment d’amour est un heureux présage
un vœu sans anneau ni rondelle
Et pourtant d’un pas impavide
un se sent rassuré tandis que l’autre à peur
étant son assassin livide
— univers en miroir et son effet trompeur —
on est les jardiniers du vide

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