J'accrocherai des lampadaires
au cou de mes saoulées cités,
des néons coulant en rivières
et des éclats sollicités
par le frottement des pierres
où s'est nichée ma cécité,
par la névrose hebdomadaire
où j'ai perdu l'intensité.
Les courants flous du Modernisme
ont su creuser l'opacité
de la Raison qui comme un isthme
est séparée quoique excitée
des fantaisies du Communisme
et de son électricité,
des feux grégeois qu'un urbanisme
a su faire en atrocités.
Je suis un papillon posé sur une enclume :
auparavant lesté du devoir de décrire.
J'avais l'âge de faire et l'emploi d'une plume,
afin de louvoyer dans les façons d'écrire.
Il m'aura bien fallu t'explorer, ma psyché,
pour en sortir les vers d'une ébauche impromptue,
tandis que les vertus de mon texte arrachées,
s'entassaient sans tasser ces beaux traits qui me tuent.
Les fils d'Ariane obtus, s'emmêlaient consanguins ;
le labyrinthe aussi lance un appel abscons
que l'on sait sans issue, mais que l'on sait sans gains.
Puis sur sa mélodie naît l'son : nous fabriquons
des partitions l'austère hyménée du chagrin,
de ce que papille hume, un modeste micron.
J'ai balancé ce qu'encorbelle
à la corbeille nos mémoires !
Et j'ai retourné la poubelle
et retrouvé ces vieux grimoires
où s'écrivait l'intimité
dans l'ingrat des papiers-journaux
de nos poèmes imités
(des barbecues pour hauts-fourneaux).
Dans les détritus de nos rêves
On cherche un espace infini
dédié par avance à nos crèves
à nos maladies démunies
des anticorps où l'on s'achève
à la façon d'amours honnies,
perdues dans le suc et la sève
où se diluent nos harmonies.
J'ai balancé le métronome
et sa mesure insupportable.
Aux pages du Deutéronome
un grand Autodafé m'attable !
Et me délectant, Maldoror,
ainsi des vers dégoulinant
de ton festin nu mais sonore,
un accident m'est permanent.
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